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    Vote à 16 ans - Pauline Marois se dit inspirée par l'Écosse

    27 janvier 2013 15h08 | La Presse canadienne | Québec
    Londres — La première ministre Pauline Marois se dit inspirée par la décision de son homologue écossais, Alex Slamond, de donner le droit de vote aux adolescents de 16 et 17 ans à l'occasion référendum sur l'indépendance de l'État, prévu pour l'automne 2014.

    En point de presse à Londres, dimanche, Mme Marois a rappelé qu'il y a un an, les militants du Parti québécois se sont prononcés en faveur du droit de vote à toutes les personnes de 16 ans et plus. La mesure n'a pas été retenue dans la plateforme du PQ lors de la dernière campagne électorale, l'été dernier, mais elle continue de faire partie des positions officielles de la formation politique.
     
    La chef péquiste a souligné que ses adversaires ont vertement critiqué le PQ sur cette question. Le fait qu'un autre chef de gouvernement s'apprête à abaisser l'âge requis pour voter, «ça veut dire que ce n'est peut-être pas si bête, finalement», a-t-elle lancé en souriant. Elle en discutera mardi avec M. Salmond, qu'elle rencontrera au Parlement écossais, à Édimbourg.
     
    Pas peur

    Pauline Marois a par ailleurs commenté indirectement dimanche la promesse faite la semaine dernière par le premier ministre britannique, David Cameron, de tenir un référendum sur l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne (UE) d'ici la fin de 2017.
     
    Il est intéressant de constater, a déclaré Mme Marois, que les Britanniques n'ont «pas peur du référendum» et qu'ils y voient «un outil démocratique absolument utile». Notons que M. Cameron entend faire campagne en faveur du maintien du pays au sein de l'UE.
     
    La première ministre a par ailleurs indiqué qu'elle appuyait l'idée, longtemps défendue par Bernard Landry, d'une union à l'européenne entre le Canada et le Québec dans l'éventualité où ce dernier accéderait à l'indépendance.
     
    Le point de presse de dimanche s'est tenu à l'observatoire du Shard, l'édifice le plus élevé de toute l'UE. Pauline Marois y a rencontré Mario Leblanc, président de la firme québécoise gsmprjct, qui a conçu les télescopes mis à la disposition des visiteurs. Il s'agit d'un contrat de cinq ans d'une valeur de 2,5 millions $.
     
    Lundi, Mme Marois prononcera un discours devant la Chambre de commerce Canada-Royaume-Uni et participera à l'annonce officielle de l'expansion à Montréal de la firme britannique Framestore, spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma et la publicité.
     
    Sylvain Larocque, La Presse canadienne
     
     
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