Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Commission Charbonneau: du comptant pour financer les partis politiques

    23 janvier 2013 15h52 |La Presse canadienne | Québec
    Le président de Génius conseil, Michel Lalonde, a admis devant la commission Charbonneau, mercredi, que son entreprise a été «accommodante» envers des entrepreneurs en construction dans la région de Montréal, qu'il était au courant de l'existence d'un système de collusion, qu'il était connu que les prix y étaient plus élevés qu'ailleurs et que de l'argent servait «au financement des partis politiques».

    Le président de la firme de génie-conseil, anciennement Groupe Séguin, se trouve ainsi à confirmer plusieurs affirmations de l'ancien dirigeant d'Infrabec, Lino Zambito, devant la Commission Charbonneau.

    Tous, a-t-il dit, y trouvaient leur compte, tant les entrepreneurs que les firmes de génie-conseil. «Si on avait une marge de manoeuvre sur un contrat, on était accommodant», a admis M. Lalonde. Certaines quantités de matériaux étaient payables, d'autres moins, alors on trouvait un compromis avec l'entrepreneur, a-t-il résumé.

    Il a expliqué que lorsque sa firme de génie se montrait «accommodante» envers les entrepreneurs en construction, en autorisant le paiement d'extras, elle touchait à son tour 25 % comptant de ces extras, a-t-il expliqué.

    Et à quoi servait ce pourcentage? lui a demandé le procureur de la commission, Me Denis Gallant. Il «servait au financement des partis politiques», a laissé tomber M. Lalonde, avant la pause des audiences.

    Selon lui, il était connu qu'à Montréal, les coûts des contrats étaient de 25 % à 30 % plus élevés, à cause du système en place, mais aussi à cause de la circulation plus dense et des fermetures de rues.

    Génius, qui s'appelait à l'époque Groupe Séguin, s'est principalement développée dans l'est de Montréal, à Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Montréal-Est, Anjou, mais aussi dans Ahuntsic-Cartierville et Ville Saint-Laurent, a-t-il relaté.

    Michel Lalonde avait été montré du doigt par l'ex-dirigeant d'Infrabec Lino Zambito, lors de son témoignage en octobre dernier.

    M. Zambito avait soutenu que vers 2005, il avait remporté un appel d'offres pour un contrat de collecteur d'égout sur la rue Sherbrooke Est, à Montréal. Il a relaté s'être fait dire par l'ingénieur Michel Lalonde, du Groupe Séguin, que pour que le contrat suive son cours, il se devait d'acheter des tuyaux d'égout appelés TBA au prix exigé et auprès d'une compagnie déterminée, parce que l'entreprise qui les fabriquait, Tremca, s'était entendue avec Robert Abdallah, l'ancien directeur général de la Ville de Montréal.

    M. Zambito avait prévu une autre technique pour l'installation de tuyaux d'égout, qui s'avérait moins coûteuse. Mais il s'était fait dire qu'en achetant les tuyaux prescrits, au prix demandé, les coûts supplémentaires que cela engendrerait pour lui seraient compensés, lui seraient remboursés, avait-il soutenu devant la commission.

    Plus tôt dans la journée, la commission avait entendu la policière Isabelle Toupin sous ordonnance de non-publication. Celle-ci a témoigné depuis mardi du dossier du Faubourg Contrecoeur, un vaste projet immobilier situé dans l'est de Montréal, qui se trouve devant les tribunaux.



     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel