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Légionellose : Québec sévit

17 janvier 2013 | Isabelle Porter | Québec
L'éclosion de légionellose à Québec a été causée par le mauvais entretien de certaines tours à refroidissement dans les immeubles du centre-ville.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir L'éclosion de légionellose à Québec a été causée par le mauvais entretien de certaines tours à refroidissement dans les immeubles du centre-ville.

Le gouvernement péquiste ne veut pas que les tours de refroidissement des immeubles restent sous son radar. Un nouveau règlement force les propriétaires à s’inscrire à un registre en plus d’investir des milliers de dollars dans des programmes d’entretien.


Échaudée par la récente éclosion de légionellose à Québec, la ministre Agnès Maltais n’a pas tardé à agir pour parer à tout risque d’éclosion l’été prochain.


Désormais, les propriétaires de tours devront mettre en place « un programme d’entretien » approuvé par un professionnel. Ce programme devra notamment détailler la procédure de « mise en hivernage » et de « redémarrage des installations » ainsi que la liste des produits chimiques qui servent à l’entretien. Il leur faudra aussi enregistrer leur tour à la Régie du bâtiment en fournissant, entre autres, les résultats des analyses de l’eau contenue dans l’installation, l’historique de nettoyage et le nom et les coordonnées de la personne qui en est responsable.


On estime que les propriétaires devront investir en moyenne 4500 $ en cinq ans pour se conformer aux nouvelles règles. Le gouvernement évalue qu’il existe actuellement 2000 installations de ce genre au Québec, d’où des investissements totaux de 9 millions.


Des amendes


C’est la Régie du bâtiment qui aura pour responsabilité de faire appliquer ces normes. Pour ce faire, elle va former 44 de ses inspecteurs d’ici à l’été. En cas d’infraction, les particuliers s’exposeront à des amendes de 5000 $ à 25 000 $ pour une première offense et au moins le double en cas de récidive. Quant aux entreprises, elles risquent d’avoir à payer entre 15 000 $ et 75 000 $ dès la première fois.


« La loi dit que, si quelqu’un compromet sérieusement la sécurité du public, des amendes sont prévues », précise la porte-parole de la Régie, Marjolaine Veillette.


Le manque d’information disponible sur les tours de refroidissement lors de l’éclosion à Québec a souvent été présenté comme un facteur aggravant dans l’impact de l’épidémie. L’épisode de légionellose a causé la mort de 13 personnes et fait 181 malades.

 
 
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