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    Contrats informatiques: le SFPQ réclame une enquête publique

    16 janvier 2013 | Robert Dutrisac | Québec
    Québec — Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) réclame une enquête publique sur l’octroi des contrats informatiques par le gouvernement parce que ce domaine partage les mêmes « ingrédients » que l’industrie de la construction.

    C’est ce qu’a déclaré mardi la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau, au cours d’une conférence de presse. L’octroi des contrats en technologie de l’information par le gouvernement du Québec présente des similitudes avec celui des contrats publics dans l’industrie de la construction, a-t-elle allégué. « Concurrence limitée ou même absente, dépendance envers les firmes privées et les coûts des travaux [qui] explosent, c’est les trois ingrédients », a fait valoir la chef syndicale.


    « On n’affirme pas d’emblée qu’il y a collusion, on n’affirme pas qu’il y a des irrégularités, on demande au gouvernement de le valider, de faire une enquête publique pour qu’on ait toute la lumière », a-t-elle fait valoir.


    Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a indiqué en point de presse qu’il n’excluait pas la possibilité de confier à la commission Charbonneau le mandat d’enquêter sur ces contrats informatiques, mais pour l’heure, il n’y voit qu’un problème administratif. Il entend s’activer sur quatre fronts : la définition des besoins, la planification, le suivi et la concurrence. À ce sujet, il préconise l’utilisation des logiciels libres.

     

    Rapport accablant


    Le SFPQ s’appuie sur le rapport accablant, rendu public en novembre, du vérificateur général du Québec par intérim, Michel Samson. Le gouvernement québécois confie à des firmes de consultants 55 % de ses services informatiques, auxquels il consacre 1 milliard par année. Le v.g. a constaté qu’il y avait absence de libre concurrence, que le gouvernement avait perdu de l’expertise et qu’il y avait un risque pour lui de perdre la maîtrise d’oeuvre des projets. La fonction publique n’est « plus compétitive par rapport au secteur privé. Il y a une perte d’expertise claire », a reconnu le ministre.


    Les employés des firmes externes travaillent souvent dans les bureaux mêmes des ministères. Or un technicien informatique de l’État coûte 69 000 $ au sommet de l’échelle, ce qui comprend le coût de ses avantages sociaux, a calculé le syndicat. Le même informaticien, fourni par l’entreprise privée, coûte au gouvernement de 108 000 $ à 143 000 $. En moyenne, le gouvernement paie 1,82 fois plus pour les techniciens de la firme externe. Lucie Martineau a mentionné le cas d’employés de l’État qui prennent un congé sabbatique pour travailler au gouvernement, mais pour ces firmes. Le SFPQ a demandé l’abandon de la politique de non-remplacement d’un retraité de l’État sur deux, une politique qui a entraîné, selon lui, « d’importants coûts supplémentaires dus à l’emploi abusif de la sous-traitance ».


    Le porte-parole de la Coalition avenir Québec pour le Conseil du trésor, Christian Dubé, se dit favorable à la tenue d’une commission d’enquête dans la mesure où elle se pencherait autant sur les firmes externes que sur l’appareil gouvernemental. Mais avant de déclencher une telle enquête, les parlementaires doivent entendre en commission parlementaire, le 30 janvier prochain, le dirigeant principal de l’information (DPI) du Conseil du trésor, Jean-Marie Lévesque, a mentionné le député caquiste.

     
     
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