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    Éthique et gouvernance - Le MTQ avait été mis en garde dès 2008

    9 janvier 2013 |Jeanne Corriveau | Québec
    L’augmentation substantielle du nombre de chantiers, combinée à une réduction du personnel et à une perte d’expertise au sein du ministère des Transports du Québec, pourrait conduire à des problèmes d’éthique et de gouvernance, soutenait en 2008 le vérificateur interne Thomas Gagnon.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’augmentation substantielle du nombre de chantiers, combinée à une réduction du personnel et à une perte d’expertise au sein du ministère des Transports du Québec, pourrait conduire à des problèmes d’éthique et de gouvernance, soutenait en 2008 le vérificateur interne Thomas Gagnon.
    Dès 2008, le ministère des Transports du Québec (MTQ) aurait été averti des dangers en matière d’éthique et de gouvernance auquel l’exposait la réduction du personnel affecté à la supervision des chantiers de construction.

    Dans un rapport « confidentiel » déposé récemment par le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, à l’Assemblée nationale et dont The Gazette a révélé l’existence mardi, le vérificateur interne Thomas Gagnon met aussi en garde le MTQ contre les risques de fraude et de conflit d’intérêts que comporte le volume accru de chantiers de construction prévus par le ministère.


    Selon le vérificateur, le MTQ était susceptible de se trouver dans une position vulnérable compte tenu de la réduction de ses effectifs, qui sont passés de 6306 employés en 2005-2006 à 5988 en 2007-2008. L’augmentation substantielle du nombre de chantiers, combinée à une réduction du personnel et à une perte d’expertise au sein du ministère, pourrait conduire à des problèmes d’éthique et de gouvernance, soutient M. Gagnon dans son rapport intitulé Examen global du processus de gestion des chantiers de construction remis en mai 2008.


    Ce rapport aurait été commandé au vérificateur interne à la suite des travaux de la commission d’enquête présidée par Pierre Marc Johnson sur l’effondrement du viaduc de la Concorde survenu en 2006. En octobre 2007, l’ancien premier ministre avait recommandé au gouvernement de faire de la remise en état des ponts une priorité nationale. Québec avait par la suite élaboré un plan de redressement du réseau routier québécois comportant des projets de construction totalisant 12 milliards de dollars.

     

    Des irrégularités


    Rappelons que dans son rapport 2009-2010, l’ex-vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, avait soulevé plusieurs irrégularités dans l’octroi de contrats par le MTQ. En 2011, c’était au tour de l’ex-patron de l’Unité anticollusion, Jacques Duchesneau, de dénoncer la perte d’expertise au sein du MTQ, qui a entraîné une dépendance grandissante à l’égard des firmes privées et exposé le ministère à des risques de collusion.


    Le rapport du vérificateur interne Thomas Gagnon fait vraisemblablement partie de la liasse de documents administratifs du MTQ déposés par le ministre Gaudreault à l’Assemblée nationale en novembre dernier à la demande du député caquiste Éric Caire.













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