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    Chefferie du PLQ - Moreau se voit en «monsieur Éthique»

    L’intégrité de Bachand et de Couillard peut soulever des doutes, affirme l’ex-ministre des Transports

    20 décembre 2012 |Robert Dutrisac | Québec
    Les trois candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec : Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les trois candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec : Philippe Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand.
    Se posant en « monsieur Éthique », Pierre Moreau juge que l’intégrité de Raymond Bachand et de Philippe Couillard peut être mise en doute, ce qui ne manquerait pas de nuire au Parti libéral du Québec si l’un ou l’autre en devenait le chef.

    « La perception en politique est une chose énorme. Je ne doute pas de l’intégrité de Philippe Couillard ou de Raymond Bachand. Soyons clairs. Mais il ne faut pas alimenter la joute politique d’éléments qui feraient en sorte que des gens entretiendraient des doutes », a affirmé le candidat à la chefferie libérale dans une entrevue accordée au Devoir.


    Pierre Moreau a indiqué qu’il faisait référence à l’emploi que Philippe Couillard s’était négocié, alors qu’il était toujours ministre de la Santé et des Services sociaux, avec Persistence Capital Partners, un fonds d’investissement actif dans les services de santé privés. Les liens d’amitié et d’affaires de Philippe Couillard avec le Dr Arthur Porter, l’ex-patron du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), qui fait l’objet d’une enquête de la part de l’escouade Marteau et qui a quitté le pays, font aussi problème, estime M. Moreau.


    En ce qui a trait à Raymond Bachand, il peut prêter flanc à certaines attaques en raison des relations qu’il a entretenues avec certains entrepreneurs de la construction, dont Tony Accurso, à titre de président-directeur général du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ).


    « C’est des choses qui vont faire les choux gras des partis d’opposition le temps venu », a prévenu Pierre Moreau. « Il y a autour de ça une atmosphère qui, pour l’opposition, peut donner des munitions. On n’a pas besoin de leur donner ça. »


    En matière d’éthique, aux prochaines élections, la « marge de manoeuvre [des libéraux] va être extrêmement étroite », a-t-il prédit. « On ne devra présenter aucune aspérité sous aucun des angles. Ça, je pense que je suis capable de le fournir. »


    Un seul «monsieur Éthique»


    Dans cette course à trois, Pierre Moreau sera « monsieur Éthique », a-t-il soutenu. « Le leader va devoir incarner le renouveau, ce que je pense que mes collègues ne réussiront pas à faire, croit-il. Le prochain chef va devoir non seulement incarner la crédibilité, mais incarner aussi, par la façon dont il est, l’intégrité, la droiture, le respect de tous les éléments éthiques, lui, son entourage et tout ce qu’il suggère. »


    Rappelons qu’en octobre, Philippe Couillard avait désavoué Alexandre Bibeau, son organisateur pour l’ouest du Québec, dont le nom avait été mentionné par le témoin Lino Zambito, tout comme celui de son père Pierre Bibeau, à la commission Charbonneau.


    Se comparant aux deux autres candidats, Pierre Moreau décrit Philippe Couillard comme « un gars cérébral », qui a choisi de mener une « carrière plus individuelle » que « d’équipe ». Quand il était ministre de la Santé, « he was one of a kind », a-t-il évoqué.


    « Je ne fais pas de reproche à Philippe d’être parti dans le secteur privé. Tu as le droit de prendre cette décision. Mais après, tu as l’obligation d’expliquer comment ça se fait que tu as un regain soudain d’intérêt aussi grand pour un parti que tu as abandonné », a avancé Pierre Moreau.


    « Philippe, c’est le gars qui dit : “ Je suis allé me ressourcer à l’extérieur”, a lancé le candidat en éclatant de rire. Et ça, il y a du monde qui n’a pas aimé son ressourcement. »


    Quant à Raymond Bachand, c’est la fermeté de ses convictions fédéralistes qui peut soulever des doutes chez les militants libéraux. « Raymond, c’est le gars qui dit : “ Moi, j’ai évolué, j’ai changé d’idée ”. Il était non seulement dans le mouvement souverainiste, mais il était dans les apparatchiks souverainistes au pouvoir », a rappelé Pierre Moreau. « Aujourd’hui, il est converti au fédéralisme. Je peux le croire. Mais quand tu cherches un leader, tu dis : le gars va-t-il changer d’idée dans cinq ans ? »


    « Les gens ont un peu de difficulté à identifier Raymond au fédéralisme, croit le candidat. Disons que la peinture prend moins sur le gars. »


    Après sa défaite dans la circonscription de Marguerite-D’Youville en 2007, Pierre Moreau aurait pu accepter une offre dans un grand cabinet d’avocats de Montréal, mais il a choisi d’accepter l’offre que lui a faite le premier ministre Jean Charest : il devenait directeur du cabinet du leader parlementaire, puis celui du ministre de la Justice et de la Sécurité publique. Il fut réélu député en 2008 dans la circonscription de Châteauguay.


    « J’ai été là quand c’était facile, […] j’étais là quand ç’a été très difficile, a-t-il fait valoir. Je n’ai jamais lâché et je pense que les gens le reconnaissent. Ils voient une résilience, un engagement et une loyauté envers le parti, qui est peut-être moins évidente chez mes collègues. »

     
     
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