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    Bond spectaculaire de la participation des jeunes à l’élection de 2012

    Le printemps érable n’explique pas tout

    19 décembre 2012 |Robert Dutrisac | Québec
    Le taux de participation des 18 à 24 ans est passé de 36 à 62% par rapport aux élections de 2008. C’est une progression de plus de 70 % du nombre d’électeurs dans cette tranche d’âge.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le taux de participation des 18 à 24 ans est passé de 36 à 62% par rapport aux élections de 2008. C’est une progression de plus de 70 % du nombre d’électeurs dans cette tranche d’âge.
    Lire Le printemps érable moins participatif que prévu, un texte du professeur François Gélineau.
    La participation des jeunes à la dernière élection générale au Québec a fait un bond spectaculaire par rapport à l’élection de 2008. Mais le « printemps érable » ne serait qu’une partie de l’explication, selon les chercheurs.

    « Il y a quelque chose qui s’est passé en 2012 qui a ramené ces gens-là aux urnes. Mais il faut remarquer qu’il y a eu une démobilisation en 2008 », a indiqué au Devoir François Gélineau, titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l’Université Laval.


    Ainsi, le taux de participation des jeunes de 18 à 24 ans est passé de 36 à 62 %. C’est une progression de plus de 70 % du nombre d’électeurs dans cette tranche d’âge. Chez les 25 à 34 ans, ce taux grimpe de 42 à 66 %, soit près de 60 % d'électeurs de plus.


    Mais le taux de participation à l’élection de 2008 avait atteint un plancher historique en 2008, année où le gouvernement Charest avait regagné sa majorité après l’avoir perdu en 2007. Pour l’ensemble de l’électorat, ce taux s’élevait à un maigre 57 %, alors que le taux moyen de participation entre 1980 et 2008 atteignait 74 %.


    Aussi, si on compare le taux de participation des jeunes en 2012 avec celui de 2007, la progression est beaucoup moins marquée. Pour les jeunes de 18 à 24 ans, il était de 54,5 % en 2007 (62 % en 2012). Dans cette tranche d’âge, c’est tout de même une hausse d’un peu moins de 15 % du nombre d’électeurs. Pour les jeunes de 25 à 34 ans, il se situait à 61 % (66 % en 2012) pour un nombre d’électeurs qui a crû de près de 10 %.

     

    Un mystère


    « Qu’est-ce qui s’est passé en 2008 chez les jeunes ? Ça demeure un mystère », a reconnu François Gélineau.


    En 2012, plusieurs facteurs ont influé sur la participation des jeunes à l’élection, a-t-il relevé. On note aussi une augmentation sensible de la participation des électeurs de 65 ans et plus, ce qui pourrait expliquer que les libéraux ont fait mentir les sondages qui leur donnaient un appui moindre chez les francophones.


    « Tout le monde s’attendait à une campagne ennuyante alors que je crois que les gens ont été assez attentifs et assez intéressés. Et si on regarde l’issue du débat des chefs, avec la popularité de Françoise David au lendemain de ce débat et les jeunes qui se sont associés, surtout dans la région de Montréal, à Québec solidaire, ç’a créé un engouement », estime le politologue.


    Les données sur lesquelles s’appuie François Gélineau proviennent d’une étude qu’il a menée avec Ronan Teyssier sur le déclin de la participation électorale de 1985 à 2008. Il est incontestable que le taux de participation augmente avec l’âge, un phénomène observable pour toutes les générations : les électeurs nés dans les années 1960 votent moins que les baby-boomers, la génération des années 1970 moins que celle des années 1960 et celle des années 1980 moins que celle des années 1970.

     
     
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