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    Boisclair renonce à la fonction publique

    7 décembre 2012 | Jessica Nadeau | Québec
    « Ce débat m’a permis de mesurer encore mieux l’ampleur des attentes des Québécois pour un changement de cap dans la façon de gouverner », a avoué la première ministre lors d’un point de presse annoncé en catastrophe jeudi matin.
    Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot « Ce débat m’a permis de mesurer encore mieux l’ampleur des attentes des Québécois pour un changement de cap dans la façon de gouverner », a avoué la première ministre lors d’un point de presse annoncé en catastrophe jeudi matin.

    Québec — Le gouvernement Marois fait amende honorable et avoue avoir commis une erreur en offrant un poste à vie dans la haute fonction publique à André Boisclair, qui a renoncé à cette fonction, jeudi. Bien que l’opposition l’accuse de manquer de jugement, Pauline Marois affirme qu’elle a fait preuve de « sagesse » en écoutant la population, qui a « des attentes plus grandes » à l’égard du Parti québécois.


    « Ce débat m’a permis de mesurer encore mieux l’ampleur des attentes des Québécois pour un changement de cap dans la façon de gouverner », a avoué la première ministre lors d’un point de presse annoncé en catastrophe jeudi matin.


    La décision s’est prise « d’un commun accord » mercredi après-midi, au cours d’un entretien entre la première ministre et le nouveau délégué général à New York, qui avait réussi à obtenir, dans son contrat, un poste de sous-ministre adjoint au ministère des Relations internationales. « Nous avons eu, André et moi, une conversation de gens responsables. Et c’est ensemble qu’on a convenu de ça. On a évalué la situation et André m’a dit : moi, je ne veux surtout pas nuire au gouvernement, ce n’est pas mon intention. »

     

    Étonnée


    Pauline Marois s’est dite « étonnée » de la virulence des critiques ces derniers jours. « C’est drôle, je n’ai pas entendu ces mêmes personnes parler haut et fort lorsqu’une trentaine de membres du cabinet de l’ancien gouvernement ont été nommés dans la haute fonction publique en permanence. Mais je comprends qu’on a peut-être des attentes plus grandes à l’égard de notre formation politique. »


    Elle demeure convaincue qu’André Boisclair possède toutes les qualités pour occuper un poste de délégué, de même que dans la haute fonction publique. Et bien qu’elle soutienne ne pas vouloir que son gouvernement « soit attaqué sur des questions d’éthique », elle avoue que l’idée que la double nomination de l’ancien chef du parti puisse porter flanc aux critiques et alimenter le cynisme ne lui a « pas effleuré l’esprit ».


    Le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, est allé plus loin en après-midi, admettant que « ça aurait dû » sonner une cloche bien avant que l’opinion publique ne s’en mêle. Il parle même d’une « erreur d’appréciation » de son gouvernement. Mais, ajoute-t-il, « il n’est jamais trop tard pour bien faire ». Et c’est sans ironie qu’il a déclaré que « c’est probablement la meilleure nouvelle de la semaine que les Québécois considèrent que le Parti québécois est ailleurs [que l’ancien gouvernement] en termes de probité ».


    Pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent, le gouvernement Marois mettra sur pied un comité de sages qui aura pour mandat d’analyser les conditions d’emploi des titulaires d’un emploi supérieur venus de l’extérieur de la fonction publique. Il examinera notamment la rémunération, les allocations de fin de mandat et les conditions d’accès à la sécurité d’emploi pour faire des recommandations au gouvernement d’ici la fin de l’année budgétaire en mars.


    Critiques de l’opposition


    « Au-delà de cette erreur pour laquelle elle s’excuse, il y a aussi une faute [d’avoir caché l’information], une faute délibérée pour laquelle elle ne s’est pas excusée, a riposté le chef libéral par intérim, Jean-Marc Fournier. Elle s’est fait prendre la main dans le sac et, aujourd‘hui, elle est obligée de reculer. »


    Françoise David, de Québec solidaire, a applaudi le fait que la première ministre « semble avoir tiré une leçon de cette erreur ».


    Le chef de la CAQ, François Legault, a lui aussi admis qu’il y avait une « certaine sagesse à admettre ses erreurs », mais a déploré le fait que celles-ci s’accumulent. Parlant d’un « gouvernement usé » après seulement trois mois, il trouve « inquiétant » le nombre de reculs du gouvernement, « qui agit et ensuite réfléchit ».


    Il souhaite que la première ministre « aille une étape plus loin » en destituant l’ancien député péquiste Nicolas Girard, qui « n’a pas les compétences » pour se retrouver à la tête de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), où il a été nommé cet automne.

     
     
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