Union des forces souverainistes - Québec solidaire veut d’abord discuter avec Option nationale

André Frappier, porte-parole par intérim de Québec solidaire
Photo: André Frappier, porte-parole par intérim de Québec solidaire

Québec — Québec solidaire (QS) veut rallier les forces souverainistes. Réunis en conseil national tout le week-end à Québec, les délégués ont voté pour entamer des discussions avec Option nationale en vue des prochaines élections, qui peuvent survenir à tout moment dans un contexte de gouvernement minoritaire. La question d’une alliance avec le PQ, quant à elle, sera discutée en mai prochain.

« Une des décisions qu’on a prises, c’est d’amorcer des discussions avec Option nationale », a déclaré le nouveau porte-parole par intérim de QS, André Frappier, rappelant que les deux partis souverainistes avaient conclu une entente lors des dernières élections pour ne pas présenter de candidats dans les circonscriptions de leurs chefs respectifs.


« Il est trop tôt pour dire quel genre de discussions, précise André Frappier. Ce qu’on vous dit, c’est que, nous, on est ouverts à des discussions avec eux. »


S’il ne parle pas ouvertement de fusion, il ne ferme pas non plus la porte, souhaitant clairement aller au-delà de simples ententes électorales. « On va commencer par se connaître et travailler ensemble sur différents dossiers sur lesquels je pense qu’on peut s’entendre. Si on réussit à faire cela et à s’entendre sur ces questions-là, après, on verra. »


Questionnée sur l’intérêt d’Option nationale à travailler en collaboration avec Québec solidaire, Françoise David jure qu’il n’y a eu jusqu’ici aucune discussion officielle. « On n’a pas eu de discussions, mais, oui, il y a des signes d’ouverture de la part du chef lui-même, Jean-Martin Aussant. » Sur le terrain, elle se réjouit de voir de jeunes militants de Québec solidaire et d’Option nationale commencer à se parler, ce qu’elle trouve très « intéressant ».


Pour André Frappier, les deux partis se rejoignent sur plusieurs idées. « Sur la question du programme, on a été quand même surpris - mais très intéressés - de voir que, dans l’ensemble, il n’y avait pas beaucoup de différences entre le programme d’Option nationale et le nôtre, aux dernières élections. Le point de divergence, pour eux, c’est qu’ils voient la question de la souveraineté comme un chemin direct sans lien avec un contenu social. Nous, on ne voit pas cela de cette façon-là. Mais c’est une des solutions. Et à ce niveau-là, je pense qu’il y a un terrain fertile. »

 

Vers une alliance avec le PQ ?


Quant à une éventuelle alliance avec le PQ, il est trop tôt pour en discuter, ont convenu les délégués, qui remettent la discussion au prochain conseil national, qui se tiendra en mai prochain. Revenant sur la décision, l’an dernier, de ne faire aucune entente électorale avec le PQ, André Frappier soutient que, à Québec solidaire, « on ne ferme pas la porte à vie ». Il montre une certaine ouverture, mais sans trop d’optimisme.


« On va rouvrir le débat, à notre prochain congrès pour savoir s’il est possible d’avoir des ententes électorales stratégiques avec le Parti québécois en ce moment. Mais, comme je le répète [la décision se prendra], à la lumière de l’analyse qu’on fera de la performance du PQ durant les premiers mois de son mandat. Et au moment où on se parle, on ne peut pas dire que ça va très bien. »


Françoise David dit qu’ils vont réfléchir sur la question à l’interne, mais qu’il « n’y aura donc pas, entre maintenant et le mois de mai, de discussions à ce sujet avec le PQ ».


Un autre des grands mandats d’André Frappier sera d’assurer une présence des militants de QS et de défendre les positions du parti dans les assemblées citoyennes qui se dérouleront dans le cadre du Sommet sur l’éducation. « On a une politique très claire là-dessus, on n’a pas changé sur la question de la gratuité. On va travailler au niveau parlementaire évidemment, mais aussi au niveau social. »


Il compte enfin, dès janvier, remettre en fonction l’équipe électorale de QS en vue d’éventuelles élections, en faisant le tour des associations pour s’assurer qu’il y aura des candidats dans toutes les circonscriptions.


Tout cela devra se faire dans les cinq prochains mois, car André Frappier, qui a été élu pour assurer l’intérim, ne se représentera pas aux élections pour nommer le prochain président et porte-parole officiel du parti en mai prochain. Questionnée sur les raisons qui poussent QS à mettre quelqu’un en poste pour cinq mois seulement, Françoise David avoue que ce sont les membres qui ont rappelé le comité de coordination à l’ordre.


« La première idée du comité de coordination nationale, c’était d’y aller maintenant, mais ce sont nos associations qui, en grand nombre, nous ont demandé de reporter le vote parce que […] ça demande une réflexion un peu trop rapide. »


À ceux qui se demandent pourquoi le parti n’est pas allé chercher une figure plus connue, comme Manon Massé, QS rappelle que, selon les statuts et règlements du parti, il faut un homme et une femme, un parlementaire et un non élu. Amir Khadir a cédé sa place de porte-parole parlementaire à Françoise David depuis l’élection de cette dernière en septembre dernier. Il fallait donc que le porte-parole suivant soit un homme non élu.


Bien qu’André Frappier soit peu connu du grand public, c’est un « choix qui s’imposait » en raison de sa très grande expérience dans le monde syndical et de sa vaste connaissance du parti, lui qui milite au sein de QS dès les débuts. Il s’est présenté trois fois comme candidat de QS dans Crémazie.


André Frappier a travaillé comme facteur et a milité au sein du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, de même qu’à la FTQ, où il était président de la section locale de Montréal. Il a aussi été candidat pour le NPD en 2004 aux côtés de Jack Layton.

40 commentaires
  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 3 décembre 2012 00 h 31

    Les puristes et les péquistes

    Alors que 70 députés de droite, fédéralistes et je dirais même plus "statuquoïstes" (tant sur le plan constitutionnel qu'économique ou environnemental) dominent l'Assemblée nationale, voilà que le parti lilliputien du haut de son gros 6% fait la fine bouche vis-à-vis du seul parti progressiste en mesure de faire avancer le Québec. Sans doute que bon nombre de militants de QS, au fond d'eux-mêmes, ne veulent pas gagner et prendre le pouvoir, ils ne veulent "qu'avoir raison". Voilà pourquoi ils ne proposent que de faire alliance avec ON. Wow! Toute une alliance 0,06 + 0,018 de l'électorat québécois! Ce n'est pas avec ça qu'on va renverser les tendances électorales. Rappelons que le PLQ et la CAQ cumulaient plus de 58% des votes lors de la dernière élection.

    C'est contre ces partis que fait barrage le PQ, après avoir hérité d'un trésor public spolié par les petits amis de 9 ans de régime Charest et en se retrouvant, gouvernement minoritaire, otage d'une assemblée dont une majorité de membres demeure non seulement hostile à tout changement, mais surtout qui s'imagine que le pouvoir appartient de droit à la ploutocratie.

    Alors que font les deux "puristes" de QS à l'Assemblée nationale? Au lieu d'être constructif envers le gouvernement de Pauline Marois, ils font le jeu des membres des clubs élitistes, genre 357c et çie, en dénigrant ce gouvernement bien assis sur leur chaise de backbenchers. Et qu'on ne vienne surtout pas me faire croire qu'ils ne sont pas conscients que le grand soir où QS prendra le pouvoir risque d'arriver quand les poules auront des dents ou que la semaine des 4 jeudis aura été proclamée! En attendant, leur présence ne sert qu'à diviser le vote pour le plus grand plaisir des Desmarais de Sagard qui doivent bien se l'éclater quand ils voient Mme David se donner en spectacle en jouant la seule défenderesse des opprimés. Je lui rappellerai seulement qu'en termes de résultats concrets Pauline Marois pourrait lui en montrer. M'enfin! Il y en a comme ça

    • France Marcotte - Abonnée 3 décembre 2012 05 h 43

      Oui, je crois que le plus grand pouvoir de ces petits partis est un pouvoir de nuisance.

    • Benoît Landry - Abonné 3 décembre 2012 06 h 08

      Vous reprochez à Qs d'être puriste... ah bon.

      Je préfère avoir des idéaux comme objectifs que les constraintes de Standard and Poors....

      Vous voyez, c'est là qu'est rendu le PQ il n'a plus d'idéal.... excepté avec ses clignotants de gauche durant les campagnes électorales.....

    • Fernand Lachaine - Inscrit 3 décembre 2012 07 h 41

      Jamais si bien dit. Merci pour votre analyse.
      D'ailleurs que ferait Aussant dans une "coalition" avec le QS, parti composé de fédéralistes et de souverainistes.
      Une CAQ de gauche.
      Tous ces gens ont quitté le PQ parce qu'il était trop à droite ou pas assez engagé vers un référendum etc et avec chacun leur petite liste d'exigences de vierges puristes, qui n'arriveront jamais au pouvoir, ils ont réussi à renforcer le PLQ qui durant 9 ans a mis en place la plus grande corruption que le Québec n'aura jamais connu.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 3 décembre 2012 09 h 34

      @ Benoît Landry.

      Les contraintes du réel. Je m'insurge sans doute comme vous contre ces monstres de la finance et du capitalisme que sont ces agences de cotation. Car, n'ayez crainte, mes idéaux, je les vis et les enracine dans le réel (voir webtv.coop). Mais, je suis aussi conscient des limites et des conséquences de mes actions. Il en est ainsi, me semble-t-il, pour notre première ministre. Il gouverne dans le monde réel et non pas dans un monde chimérique. Or, dans ce monde imparfait, les diktats des agences de cotation ont des conséquences directes et réelles sur notre capacité collective à nous entraider, nous enrichir et nous affirmer. C'est encore plus vrai pour un peuple enfermé dans une province et qui n'arrive pas à s'en extraire. Pourtant, elle a réussi à dégager suffisamment d'espace pour abolir ou abaisser les hausses annoncées par son prédécesseur, lui au service du 1%, frais universitaires, taxe-santé et hausse des tarifs d'électricité, tout en reportant une partie du fardeau fiscal sur les plus riches. Elle a annoncé la création de 28000 places en CPE plutôt que de faire du népotisme avec des permis privés de garderies pour des amis du régime comme précédemment. Elle a rempli la promesse de son parti de mettre en chantier 3000 logements coopératifs et sociaux par année. Dire que Mme Marois et le PQ n'ont plus d'idéaux, c'est faire preuve d'un aveuglement sectaire bien mal avisé.

    • Carl Lustig - Inscrit 3 décembre 2012 10 h 02

      C'est malheureux mais c'est comme ça: le PQ n'est plus assez convaincant pour beaucoup de gens préoccupés pour la justice sociale et par ceux qui veulent vraiment faire l'indépendance.

      Tout ceux et celles (oui, vous Mme Marcotte) qui le décrient peuvent continuer à invectiver les sceptiques, mais la seule vraie réponse est dans les actes. Que le PQ se réveille et montre qu'il est sérieux et mérite la confiance de tous.

    • Solange Bolduc - Abonnée 3 décembre 2012 10 h 27

      D'accord ave vous, M. Cotnoir !

      Quand on pense que la souveraineté est une option qui devrait rejoindre tous les Québécois, indépendamment de leur idéologie, on demeure stupéfait devant l'attitude de QS.

      Mme David semble complètement désarmée devant ce besoin évident de saborder le PQ, par envie ou esprit de compétition? Donc, les pouvoirs si minimes qu'elle détient, elle s'en servira pour faire reculer le Québec ! Quelle inconsciente!

      Mme David n'a donc pas fini de nous surprendre par "la vraie nature de Françoise" qui joue de minauderie en minauderie, sur la place publique, pour mieux cacher sa nature autoritaire, sinon de "magouilleuse".

      Ses prétentions à vouloir changer radicalement la société, sont tout aussi irresponsables. Car elle ne semble pas tenir compte des grands argentiers qui mènent le monde, pour lesquels le libre marché a plus d'importance que les plus pauvres de la planète.

      Elle contemple donc son propre mirage !

      QS refuse de se coaliser avec le PQ qui, pourtant, tente par tous les moyens de trouver un juste équilibre, de faire ce que peut avec l'économie interne et externe qu'on a, en ne reculant pourtant pas devant l'importance que l'on doit accorder aux plus démunis de la société, surtout dans l'état actuel de nos finances publiques. QS ne comprend rien à ça, c'est le pouvoir qu'il convoite, rien de plus!

      Mme David ferait semblant de ne pas voir ce qui se passe dans le monde entier, qu'on le veuille ou non, et qui influence nos politiques québécoise et canadienne en général! Elle se contente de promettre mers et mondes, se déresponsabilisant complètement du désordre social qu'elle peut causer par ses politiques irréalistes! Son objectif: prendre le pouvoir ! Pire que les libéraux, à sa manière !

      On peut comprendre pourquoi QS hésite à se coaliser avec le PQ, mais pas avec On! Le parti de Aussant est moins dangereux puisqu'il n'a aucun pouvoir décisionnel et si peu d'influence par son membership, à l'heure actuelle !

    • Benoît Landry - Abonné 3 décembre 2012 13 h 36

      @M. Cotnoir Les contraintes de Standards and Poors , je ne les ignore pas, mais quand un parti comme le PQ renie quasiment toutes les promesses qu'ils ont fait à ceux et celles qui voulaient de la gestion différente de celle du PLQ on a le droit de comprendre le cynisme qui s'éleve dans la population. C'est cela que je voulais relever, que le PQ n'a plus d'idéal, il gère pour faire plaisir aux magnats de la finance Point

      @ Mme Bolduc . Vous écrivez: "QS refuse de se coaliser avec le PQ..." Lorsqu'en juin une demande de Front Uni par des citoyens a été faite, Qs a mis sur la table des propositions.... le PQ les a totalement ignoré car il croyait pouvoir prendre le pouvoir facilement sans Qs. Le PQ s'est trompé alors maintenant qu'il assume son choix d'avoir voulu faire cavalier seul et qu'il cesse de jouer à la vicitme d'être minoritaire.

      Si le PQ ne réussit pas à séduire son électorat et même maintenant il continue à perde des appuis à cause de ses actions donc stacause toujours des autres ?

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 3 décembre 2012 15 h 15

      @ M. Landry

      Dans la réponse que je vous ai faite, j'ai produit une petite liste des engagements pris par le PQ annoncés dans le budget et qui seront mis en oeuvre, dans certains cas complètement, dans d'autres cas en tenant compte des capacités de l'État (ex.taxe-santé) ou encore d'autres qui seront appliquées après discussion avec les principaux intéressés (ex. redevances sur les ressources naturelles ou frais universitaires). Dans votre réplique, vous affirmez que le PQ "renie quasiment toutes les promesses qu'ils ont fait à ceux et celles qui voulaient de la gestion différente", mais vous n'en nommez aucune de ces dites promesses bafouées. Ça ne donne pas beaucoup de crédit à vos affirmations!

      D'accord, si ça peut vous conforter dans vos préjugés de prétendre que vous croyez est vrai, mais ça n'en fait pas pour autant des faits. Car, vous devriez le savoir, les faits ont la vie dure. Si le PQ était à ce point l'allié objectif de la droite, elle ne le combatterait pas comme elle le fait, s'en prenant même de manière vicieuse aux élus et ministres du gouvernement Marois.

      D'ailleurs, ne vous en déplaise, la population le voit bien, car les intentions de vote envers le PQ se sont maintenues sinon ont crues au sein de la population depuis l'élection (33% des voix et 40% du vote francophone selon le dernier sondage Léger Marketing). Peut-on en dire autant du vote de QS?

    • Bernard Gervais - Inscrit 3 décembre 2012 15 h 21

      @ Solange Bolduc

      Votre texte est fort intéressant à lire et il présente très bien ce que je pense aussi de Mme David et de QS !

    • Patrick Boulanger - Abonné 3 décembre 2012 18 h 31

      Réponse à M. Cotnoir

      « Peut-on en dire autant du vote de QS? » ?

      Selon le dernier sondage du journal Le Devoir, QS est rendu à 8% dans les intentions de vote; c'est-à-dire 2% de plus que lors du «vrai» sondage du 4 septembre dernier (voir : « Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette - Le budget Marceau passe la rampe… sans plus. » ).

    • Benoît Landry - Abonné 3 décembre 2012 18 h 38

      @ M. Cotnoir. Vous savez des promesses électorales ce sont souvent des questions de principes. L'abolition de la taxe -santé en était une question de principe. les libéraux avaient établi cette taxe dans un cadre de "révolution culturelle" selon les mots de M. Bachand pour établir le concept d'utilisateur payeur aux citoyens en plus de nos impots. Le PQ a renié l'abandon de ce principe. Même chose concernant le bloc patrimoniale en électricité.

      Les gens ont vraiment cru qu'avec le PQ, que les plus riches recommenceraient à payer une certaine juste part, mais les plus riches s'en tirent encore à bon compte avec le gouvernement Marois. Ils ont été frileux à mettre des mesures qui auraient été chercher des milliards de $ comme de remtter les frais sur le capital des banques que le PLQ a abandonné.
      Ne me parlez pas de la taxation des 100 000 $ et plus cette mesure sera contourné très facilement par des nombreuses personnes avec des mesures fiscales et de bons comptables. Le PQ laisse encore filer les grandes fortunes et se contente comme le PLQ. D'ailleurs même les libéraux reconnaissent que le budget Marceau a de grandes similitudes avec leur dernier budget libéral. Alors comme alternative le PQ est "passé date " depuis longtemps

  • Yves Claudé - Inscrit 3 décembre 2012 05 h 13

    QS : en marge et à contre-courant … de l’Histoire !

    En poursuivant de très chimériques illusions de prise du pouvoir, QS s’est placé objectivement dans les marges de la trajectoire historique du Québec.

    De plus, le fait de capter la valeur de la “solidarité” pour en faire une sorte de marque déposée n’en garantit aucunement l’actualisation, surtout lorsque l’on participe à la réalisation des velléités de la droite, c’est-à-dire, auparavant, maintenir le PLQ au pouvoir, puis, lors des récentes élections québécoises, contribuer à restreindre la gouvernance du PQ dans un statut minoritaire !

    Par ailleurs, l’appui officiel et officieux de QS au NPD en mai 2011 a placé carrément les “solidaires” à contre-courant, si l’on prend la peine de se situer dans une conjoncture un peu plus étendue que celle de ces dernières élections fédérales. Ceci est particulièrement évident, si l’on considère les choix stratégiques du NPD de privilégier sa base électorale canadienne anglaise aux dépens du Québec.

    Un autre péril guette QS, l’éclatement : en effet, la base de cette formation politique est à peu près divisée également entre indépendantistes et fédéralistes. La logique politique amènera une partie de QS à se joindre à Option nationale, tandis qu’une autre se ralliera à la section provinciale du NPD.

    En retrait des mises en scène médiatiques, les stratèges de QS continuent à miser sur un éventuel effondrement du PQ, ce qui permettrait supposément à leur formation politique de prendre la place de ce parti … Ils semblent pas avoir réalisé qu’un tel scénario, d’ailleurs peu probable, profiterait essentiellement à la droite !

    Yves Claudé

    • Carl Lustig - Inscrit 3 décembre 2012 06 h 32

      Malheureusement M. André, le débat sur l'opportunité d'avoir un autre parti souverainiste sur l'échiquier politique a déjà été fait, et se défend à plusieurs égards quant on voit la rapidité à laquelle le PQ au pouvoir "rentre dans le rang" aussitôt que Gesca se met à japper.

      Je suis d'accord avec vous sur le manque de clarté de QS sur la question nationale. L'appui au NPD et le manque de post-mortem (auto) critique face aux résultats désastreux que cela a eu pour le Québec démontre que les grands penseurs de QS sont plus prompts à voir la paille dans l'oeil de leur voisin que la poutre devant le leur...

      La poursuite de la gratuité universitaire dans le contexte budgétaire actuel est opportuniste et hautement discutable. Il y a en effet beaucoup de choses que l'on pourrait faire avec le milliard que coûterait cette gratuité. Ce choix de cheval de bataille ne sera pas de nature à favoriser un rapprochement.

  • François Ricard - Inscrit 3 décembre 2012 07 h 09

    ON= Lieu de rassemblement

    Le PQ n'est pas un véritable parti indépendantiste. Depuis sa formation, en 1968, il a regroupé des indépendantistes et des nationalistes contents du statu quo. Une portion de ces nationalistes "mous" a quitté le PQ pour la CAQ lors de la dernière élection. Si le PQ voulait favoriser une position plus forte face à l'indépendance, possiblement d'autres nationalistes le quitteraient pour la CAQ. Le PQ doit sauver la chèvre et le chou.
    QS compte dans ses rangs des indépendantistes et des fédéralistes.
    C’est la raison pour laquelle on a sérieusement songé à former le NPD Québec pour donner une voix à ces socialistes fédéralistes.
    Alors, comme le PQ, QS, s'il devient carrément indépendantiste, risque de perdre une partie de sa clientèle.
    La seule option, pour les vrais indépendantistes, demeure l'Option Nationale. Un lieu de rassemblement. Mais pour ce faire, il faudrait placer l'idée d’indépendance devant celle du parti. Ce n'est pas demain la veille. Le changement est toujours une action exigeante qui requiert de grands efforts. Nous sommes tous des conservateurs nés.

    • Solange Bolduc - Abonnée 3 décembre 2012 10 h 33

      Vous dites : "La seule option, pour les vrais indépendantistes, demeure l'Option Nationale. Un lieu de rassemblement. " C'est certainement pas ce que fait QS !

  • Marc Blanchard - Inscrit 3 décembre 2012 07 h 48

    Libéraux et caquistes sont morts de rire

    Françoise David n'a rien trouvé de mieux à faire que de battre Nicolas Girard.

    • Bernard Gervais - Inscrit 3 décembre 2012 09 h 26

      Commentaire très juste.

      François David n'a rien fait de mieux en effet, le 4 septembre, que de l'emporter contre Nicolas Girad dans Gouin et ce, au grand bonheur des libéraux !

      On se souviendra ici que même certains ministres de Jean Charest avaient, lors de la campagne électorale, exprimé ouvertement le souhait que les électeurs de cette circonscription votent pour Mme David, ce qui veut tout dire !

      Une victoire, il importe aussi de le mentionner, qui continue de déplaire à la plupart des souverainistes !

    • Simon Chamberland - Inscrit 3 décembre 2012 15 h 17

      Effectivement, François David, native d'Outremont, aurait pu se présenter contre Raymond Bachand dans Outremont. Son prestige de chef de parti aurait très bien pu aider à faire tomber Bachand.

      Dans Outremont, les PQuistes, les ONnistes et les QSésistes ont obtenus respectivement 23, 18 et 14 % des suffrages exprimés, soit ensemble plus que le PLQ (41 %). Pas mal certain que le PQ aurait pu laisser le champ libre à Françoise David pour qu'elle gagne chez elle.

      Mais le PLQ voulait faire tomber Girard, David a servit la cause libérale avec un grand sourire.

  • Serge Grenier - Inscrit 3 décembre 2012 08 h 06

    P'tit train va loin

    Le PQ ne fait pas obstacle à la droite, il en fait partie au même titre que le PLQ et la CAQ. Les calculateurs qui pensent que ce n'est pas grave d'avoir raison, qu'il suffit d'avoir le pouvoir, ne font pas preuve d'une grande intelligence. Le pouvoir sans un solide projet de société, ça ne donne que des décisions aléatoires qui vont dans toutes les directions et finissent par s'annuler l'une l'autre et nous mener nulle part.

    • Solange Bolduc - Abonnée 3 décembre 2012 10 h 38

      Selon vous, pour passer pour quelqu'un d'intelligent, il faudrait suivre le programme de QS, même s'il est irréalisable?

      QS leurre le monde, mais c'est du monde super intelligent !

      Quelle logique !

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 3 décembre 2012 11 h 26

      "Le PQ ne fait pas obstacle à la droite"

      Je crois rêver en lisant de tels propos. C'est sans doute pour cette raison que les représentants de cette droite se battent becs et ongles contre le PQ à l'Assemblée nationale, qu'ils ont sali en le diffamant un militant comme Daniel Breton, qu'ils se félicitent à chaque fois que les députés de QS jouent les "purs" et que des complices chez GESCA leurs servent de porte-voix.

      Les contraintes du réel, vous connaissez?. Je m'insurge comme vous contre ces monstres de la finance et du capitalisme que sont les agences de cotation. Car, n'ayez crainte, mes idéaux, je les vis et les enracine dans le réel (voir webtv.coop). Mais, je suis aussi conscient des limites et des conséquences de mes actions. Il en est ainsi, me semble-t-il, pour notre première ministre. Elle gouverne dans le monde réel et non pas dans un monde chimérique. Or, dans ce monde imparfait, les diktats des agences de cotation ont des conséquences directes et réelles sur notre capacité collective à nous entraider, nous enrichir et nous affirmer. C'est vrai pour des pays comme la France, l'Espagne, la Grèce ou l'Italie, mais c'est encore plus vrai pour un peuple enfermé dans une province et qui n'arrive pas à s'en extraire. Pourtant, elle a réussi à dégager suffisamment d'espace pour abolir ou abaisser les hausses annoncées par son prédécesseur, lui au service du 1%: frais universitaires, taxe-santé et hausse des tarifs d'électricité, tout en reportant une partie du fardeau fiscal sur les plus riches. Elle a annoncé la création de 28000 places en CPE plutôt que de faire du népotisme avec des permis privés de garderies pour des amis du régime comme précédemment. Elle a rempli la promesse de son parti de mettre en chantier 3000 logements coopératifs et sociaux par année. Dire que Mme Marois et le PQ n'ont plus d'idéaux, c'est faire preuve d'un aveuglement sectaire bien mal avisé. Je préfère de loin cette femme d'État qui agit à une autre qui s'aveugle par son déni d