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    Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette - Le budget Marceau passe la rampe… sans plus

    Les électeurs approuvent les taxes sur le tabac et l’alcool, mais pas l’électricité

    24 novembre 2012 |Guillaume Bourgault-Côté | Québec
    Le taux de réception du budget du ministre Nicolas Marceau est en fait très semblable au taux de satisfaction global que récolte le gouvernement Marois.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le taux de réception du budget du ministre Nicolas Marceau est en fait très semblable au taux de satisfaction global que récolte le gouvernement Marois.
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    Sans soulever d’enthousiasme particulier ou susciter de grands espoirs, le budget présenté mardi par Nicolas Marceau « passe la rampe » du jugement populaire, suggère un sondage Léger Marketing préparé pour Le Devoir et The Gazette.

    Le coup de sonde accorde un taux de satisfaction de 33 % au budget, contre 54 % d’insatisfaits. C’est peu, comme appui ? C’est plutôt pas mal pour un budget, estime Christian Bourque, vice-président chez Léger. « Ça passe la barre, dit-il. Un budget est toujours l’élément le plus impopulaire d’un gouvernement. » En mars 2011, le budget Bachand avait par exemple obtenu 20 % de satisfaction dans les jours suivant son dépôt. « Un tiers d’approbation, c’est bon », juge donc M. Bourque.
     
    Reste que sur le fond, les Québécois ne s’attendent pas à des miracles : à peine un peu plus d’un Québécois sur dix (12 %) croit que le gouvernement va effectivement atteindre l’équilibre budgétaire en 2013-2014… Même les péquistes en doutent (28 % pensent que Québec atteindra l’objectif).
     
    Le taux de réception du budget Marceau est en fait très semblable au taux de satisfaction global que récolte le gouvernement Marois selon le sondage : 37 %, contre 54 % d’insatisfaits — un résultat en reflet de l’élection du 4 septembre. Les intentions de vote n’ont d’ailleurs pas changé non plus depuis ce moment, le Parti québécois étant à 33 % et le Parti libéral à 31 %. Seule la Coalition avenir Québec a perdu des plumes, à 22 % (contre 27 % à l’élection).
     
    Concernant le budget, les électeurs péquistes en sont satisfaits à 73 % (ce qui laisse 21 % d’insatisfaits — « l’aile gauche », selon Christian Bourque), alors qu’un tiers des électeurs de Québec solidaire ou d’Option nationale l’approuvent. Plusieurs ont dit que le document présenté par Nicolas Marceau aurait pu être écrit par les libéraux ou les caquistes, mais les répondants du sondage identifiés comme des électeurs de ces deux partis le jugent sévèrement : les trois quarts d’entre eux en sont insatisfaits. Un libéral sur dix et un caquiste sur cinq l’ont tout de même trouvé intéressant.
     
    Pas question de déclencher des élections sur cette question, indiquent aussi les résultats. Les deux tiers des Québécois estiment que les partis d’opposition doivent s’assurer que le budget passe, alors que 22 % croient au contraire que libéraux et caquistes devraient saisir l’opportunité pour déclencher une campagne électorale hivernale.
     
    Dans le détail, quatre mesures du budget obtiennent un très fort appui (Léger Marketing a questionné les électeurs sur dix mesures) : l’augmentation de la taxe sur le tabac (4 $ la cartouche), l’augmentation du taux d’imposition pour les contribuables ayant un revenu individuel de 100 000 $ et plus, l’augmentation de la taxe sur l’alcool et la hausse de 4,8 % du budget du ministère de la Santé sont qualifiées de « bonnes mesures » par au moins 72 % des répondants.
     
    « Ce sont des mesures qui touchent peu la classe moyenne, explique Christian Bourque. Ce n’est pas la majorité qui fume, ce n’est pas la majorité qui gagne plus de 100 000 $, la hausse sur l’alcool représente juste 17 cents la bouteille de vin, et personne ne va se plaindre d’une hausse de budget à la santé quand la population vieillit. »
     
    Deux autres mesures passent le cap des 50 % d’approbation, soit l’abolition de 2000 postes à Hydro-Québec (53 %) et le maintien de la taxe santé pour les contribuables qui gagnent plus de 42 000 $. Dans ce dernier cas, l’analyste Bourque remarque que la taxe santé est plus populaire chez ceux qui gagnent peu ou beaucoup d’argent.
     
    Quatre autres mesures sont finalement mal accueillies. Le maintien du gel des droits de scolarité (54 % estiment qu’il s’agit d’une mauvaise mesure, contre 42 % d’appui) divise de la même manière que l’enjeu divisait le printemps dernier, note Christian Bourque. La réduction du budget des infrastructures de 12 à 9,5 milliards suscite aussi le mécontement (46 % en défaveur, 41 % pour). 
     
    On retrouve tout en bas de la liste la hausse de la facture d’électricité, jugée mauvaise par 76 % des répondants, alors que 21 % estiment qu’il s’agit au contraire d’une bonne mesure. Cette hausse est moins élevée que celle prévue par les libéraux (le bloc patrimonial devait passer de 2,79 à 3,79 cents le kilowattheure entre 2014 et 2018 — une augmentation annulée et remplacée par une indexation annuelle de ce tarif au coût de la vie). 
     
    Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1014 personnes les 21 et 22 novembre. Ce type de sondage est non probabiliste et ne comporte donc pas de marge d’erreur officielle. Mais Léger Marketing estime qu’un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.

    ***

    Couillard en tête
     
    La course au leadership du Parti libéral du Québec passe plutôt sous le radar depuis son lancement, il y a un mois. Mais l’ancien ministre Philippe Couillard demeure bien en tête comme « candidat qui ferait le meilleur chef » du PLQ : 31 % des répondants lui accordent leur faveur. Raymond Bachand suit avec 13 %, alors que Pierre Moreau est à 6 %. La course est toutefois loin d’être jouée : 42 % des électeurs ne savent pas encore qui ils privilégient. L’élection du prochain chef du PLQ se fera par un vote des délégués, et non pas au suffrage universel des membres du PLQ.

    ***

    Applebaum bien accueilli
     
    Dans le contexte, c’est un score « énorme », dit Christian Bourque : l’élection de Michael Applebaum comme maire intérimaire de Montréal est accueillie favorablement par 53 % des répondants au sondage Léger Marketing. Moins d’une personne sur cinq se dit insatisfaite du résultat. À noter : 69 % des répondants dont la langue maternelle n’est pas le français approuvent la nomination de M. Applebaum. « S’il est aussi populaire parmi les anglophones et les allophones, il pourrait bien jouer le king maker comme colistier de Denis Coderre lors de la prochaine élection », suggère M. Bourque.
    Le taux de réception du budget du ministre Nicolas Marceau est en fait très semblable au taux de satisfaction global que récolte le gouvernement Marois.
     
     
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