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    Libre opinion - La «loi 78» a mis fin à la violence

    Réduire le plafond des contributions à 200 $ plutôt qu’à 100 $ pour maintenir «une participation réelle des citoyens intéressés»

    12 novembre 2012 | Raymond Bachand - Député libéral d’Outremont et candidat à la chefferie du PLQ | Québec
    La confiance du public est ébranlée par toutes les enquêtes, allégations et rumeurs qui portent sur le mode de financement de nos partis politiques, tant sur la scène québécoise que municipale. Une minorité de gens malhonnêtes a réussi à imposer la perception que tout est pourri au Québec, alors que des dizaines de milliers d’honnêtes citoyens contribuent de leurs deniers parce qu’ils croient l’action menée par les partis politiques et les hommes et les femmes qui les animent.

    Deux principes doivent nous guider : la réduction du plafond des contributions pour les mettre à l’abri de tout soupçon et le respect du droit fondamental des citoyens de contribuer et d’appuyer le parti de leur choix, y compris les partis politiques émergents. D’entrée de jeu, je pense à une augmentation du financement public des partis, une proposition que je fais mienne et qui me paraît faire consensus. L’élimination du crédit d’impôt, applicable aux contributions politiques, fait aussi partie de ma proposition.


    Il nous faut adapter notre système, mais pas de la manière brusque, insensible et incomplète que l’on retrouve dans le projet de loi 2 déposé la semaine dernière par le ministre Bernard Drainville. Je propose une réduction à 200 $ du plafond annuel de contribution, plutôt qu’à 100 $ comme le prévoit le projet de loi ministériel. Cela permettrait de maintenir une participation réelle des citoyens intéressés, tout en maintenant l’objectif d’une limite au-delà de tout soupçon. Dans ma proposition, le Directeur général des élections verserait aux partis 1 $ pour chaque dollar amassé, jusqu’à concurrence de 200 $.


    J’ajoute que si j’étais au pouvoir, la même réforme s’appliquerait au cadre municipal pour y étouffer dans l’oeuf les nombreuses tentations de collusion et de corruption. Je compléterais le tout en augmentant le pourcentage de remboursement des dépenses électorales afin de faciliter l’apparition de nouveaux partis et de candidats indépendants au niveau municipal.

     

    Étudiants : pour un vote électronique et secret


    Un autre engagement qui me tient à coeur, c’est la protection des droits individuels, une des valeurs libérales fondamentales. Je pense ici à la protection de ceux et celles qui, le printemps dernier, ne pouvaient assister à leurs cours, victimes de menaces et d’intimidation. Je sais que le projet de loi 78 (devenu la loi 12) a été l’objet de controverses. Mais, dites-moi, qui d’autre que l’État peut se lever et protéger les innocents contre les intimidateurs ? Poser la question c’est y répondre. Il y avait de l’intimidation et de la violence sur nos campus collégiaux et universitaires, et la loi 12 a arrêté cette violence.


    Comme leader du Parti libéral, si cent personnes veulent en attaquer cinq, je me lèverai pour défendre ces cinq personnes. C’est mon devoir, c’est notre devoir d’agir en cas de menaces, même au prix de perdre des votes.


    À quelques semaines d’un sommet sur l’éducation, les menaces de boycottages et de manifestations reprennent de plus belle malgré la volonté de deux tiers des Québécois et de la grande majorité des étudiants. Voilà pourquoi je propose qu’aucun mouvement de boycottage ne soit possible, à moins d’avoir été approuvé par un vote secret, par Internet, des membres de l’association étudiante concernée. Les étudiants, comme tout le monde, sont libres de leur choix, mais encore faut-il qu’ils puissent l’exprimer.


    La disposition du vote secret existe dans notre Code du travail. Il est temps que ça existe aussi au sein des associations étudiantes afin que la véritable volonté des étudiants puisse s’exprimer, sans menaces ni brimades.

     
     
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