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    La médecine à deux vitesses inquiète Québec

    Ce sont les insuffisances du système public qui font prendre de l’ampleur au phénomène, estime le ministre

    7 novembre 2012 |Robert Dutrisac | Québec
    « Il faut que ce soit la carte d’assurance maladie et la priorité clinique qui déterminent l’accès au système de santé et non pas ce qu’on a dans ses poches ou dans son compte en banque », affirme le ministre de la Santé, Réjean Hébert.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir « Il faut que ce soit la carte d’assurance maladie et la priorité clinique qui déterminent l’accès au système de santé et non pas ce qu’on a dans ses poches ou dans son compte en banque », affirme le ministre de la Santé, Réjean Hébert.
    Québec — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, reconnaît que la médecine à deux vitesses est un problème qui a pris de l’ampleur au Québec en raison des insuffisances du système public de santé.

    « Il y a un problème, je pense, de médecine à deux vitesses au Québec. Effectivement, il y a des gens qui, avec leur carte de crédit, peuvent avoir accès plus rapidement au système de santé », a affirmé mardi le Dr Réjean Hébert avant de participer au caucus des députés péquistes. « C’est inacceptable. On s’est donné un système de santé universel. Il faut que ce soit la carte d’assurance maladie et la priorité clinique qui déterminent l’accès au système de santé et non pas ce qu’on a dans ses poches ou dans son compte en banque. »


    L’essor de la médecine à deux vitesses au Québec est causé par « les déficiences du système public », a-t-il souligné. Pour améliorer l’accès aux soins de première ligne, à la radiologie ou à certains examens comme la coloscopie, « on va faire en sorte que le système public soit plus performant. On n’aura pas besoin de faire appel au secteur privé », a soutenu le ministre.


    Réjean Hébert réagissait au dernier rapport de la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, qui constatait que la médecine à deux vitesses était un phénomène en croissance au Québec. Elle a observé que de plus en plus de Québécois qui détiennent une assurance privée ou qui ont des moyens suffisants « peuvent s’offrir des services plus rapides en clinique privée ». Les autres doivent subir les délais du système public de santé, « ce qui peut être au détriment de leur état de santé ». C’est une source d’iniquité, a-t-elle déploré.


    Dimanche, Réjean Hébert a annoncé que le gouvernement Marois injectait 70 millions dans les groupes de médecine familiale dont 60 millions seront versés aux médecins pour qu’ils informatisent leurs dossiers patients. Amir Khadir, de Québec solidaire, estime que ces dépenses sont déjà comprises dans les honoraires des médecins qui pratiquent en clinique. Il juge qu’il vaudrait mieux investir dans le réseau des CLSC plutôt que dans les GMF pour améliorer l’accès aux soins de première ligne.

     
     
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