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Frank Zampino nie tout et écorche la Commission Charbonneau

30 octobre 2012 19h13 | La Presse canadienne | Québec
L'ancien président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, assure que jamais Paolo Catania ne lui a versé la moindre somme d'argent.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir L'ancien président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, assure que jamais Paolo Catania ne lui a versé la moindre somme d'argent.
Frank Zampino nie en bloc les allégations formulées lundi devant la Commission Charbonneau par Élio Pagliarulo, ancien ami et associé de l'entrepreneur en construction Paolo Catania. Il remet aussi en doute le travail accompli par la commission.

Par la bouche de son avocat, l'ancien président du Comité exécutif de la Ville de Montréal assure que jamais Paolo Catania ne lui a versé la moindre somme d'argent. La veille, Élio Pagliarulo soutenait que l'entrepreneur en construction lui avait dit avoir versé 300 000 $ en trois versements de 100 000 $ à Frank Zampino.

Le témoin a également déclaré lundi que la cuisine de la demeure de M. Zampino avait été rénovée aux frais des entreprises de Paolo Catania. La facture de ces travaux, selon Élio Pagliarulo, s'élevait à 250 000 $.

Frank Zampino assure que ces révélations sont archi-fausses. Il affirme en fait que sa cuisine n'a «jamais été rénovée par qui que ce soit, ni pour 250 000 $, ni pour 1 $».

Dans un communiqué publié en début de soirée, mardi, l'avocat Claude-Armand Sheppard met en doute — au nom de son client — les propos tenus devant la Commission Charbonneau, qu'il qualifie d'«affirmations gratuites» n'ayant «manifestement pas fait l'objet de vérifications antérieures».

Frank Zampino et Paolo Catania ont été arrêtés par l'escouade Marteau en mai dernier. Ils font face à divers chefs d'accusation pour leur implication présumée dans la vente du Faubourg Contrecoeur.

Selon Me Sheppard, l'«épandage délibéré sur la place publique des affirmations fausses précitées» prive son client du droit à une défense pleine et entière et «constitue littéralement une entrave à la justice».

Frank Zampino se réserve ainsi «tous les recours appropriés» pour faire face à cette situation, conclut l'avocat.

 
 
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