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Commission Charbonneau: Gilles Suprenant «regrette amèrement»

25 octobre 2012 12h35 | Kathleen Lévesque | Québec
En contre-interrogatoire devant la commission Charbonneau, Gilles Surprenant a exposé ses états d’âme. «Je regrette amèrement tout ce qui s’est passé. Pour moi, les dix dernières années à la Ville ont été catastrophiques», a dit le retraité.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir En contre-interrogatoire devant la commission Charbonneau, Gilles Surprenant a exposé ses états d’âme. «Je regrette amèrement tout ce qui s’est passé. Pour moi, les dix dernières années à la Ville ont été catastrophiques», a dit le retraité.








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la commission Charbonneau
L’ingénieur à la retraite de la Ville de Montréal Gilles Surprenant a dit regretter amèrement avoir plongé dans la corruption pendant dix ans, allant jusqu’à affirmer qu’il ne se le pardonnera jamais.

En contre-interrogatoire devant la commission Charbonneau, M. Surprenant a exposé ses états d’âme. «Je regrette amèrement tout ce qui s’est passé. Pour moi, les dix dernières années à la Ville ont été catastrophiques», a dit le retraité. Dans le même élan, M. Surprenant a affirmé qu’il n’aurait «jamais dû faire ça». «Je ne me pardonnerai jamais», a-t-il lancé parlant de son implication comme complice de la collusion et en tant que fonctionnaire corrompu.

Mais tout ça est derrière, a-t-il avancé. Aux questions de Me Michel Dorval représentant le parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal, il a affirmé être devenu un homme honnête depuis six mois. Il a d’ailleurs soutenu n’avoir fraudé personne depuis ce moment.

Or, Me Dorval a abordé la vente récente de sa résidence personnelle à sa fille pour la somme symbolique de 1$. M. Surprenant a confirmé le geste en mentionnant qu’il n’avait pas pensé à cette occasion se soustraire à ses créanciers. Agir ainsi, n’est-ce pas une façon de ne pas rembourser ce que vous avez volé ?, lui a demandé Me Dorval. M. Surprenant a répété avoir redonné une partie des pots-de-vin en jouant au casino.

Au total, Gilles Surprenant a reçu 736 000 $, selon le décompte de la commission Charbonneau. C’est sans compter les cadeaux comme des billets de hockey, des voyages de golf et des bouteilles de vin. Le premier dessous-de-table a été versé par un entrepreneur en 1988, soit trois ans plus tôt que ce qu’il avait d’abord dit.

Le commissaire Renaud Lachance, ancien vérificateur général du Québec, s’est étonné que les gestionnaires de la Ville n’aient jamais détecté l’existence d’un système de collusion et de corruption pour les contrats d’égouts. «Il me semble qu’un gestionnaire le moindrement compétent était assez capable de vous identifier assez vite, parce que les coûts augmentent de 30 %. […] Il me semble qu’il y a tellement d’indices que c’était trop difficile de vous pincer», a affirmé M. Lachance.

Par ailleurs, la Ville de Laval a obtenu le statut de participant. La commission Charbonneau le lui accorde pour contre-interroger les témoins sur les contrats octroyés par la Ville de Laval.
 
 
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