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Corruption: la réputation du Canada est écorchée

25 octobre 2012 | Marco Bélair-Cirino | Québec
Le Canada risque de voir son indice de perception de la corruption établi par l’organisation non gouvernementale Transparency International reculer en raison des échos de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction à l’étranger, prédit un avocat spécialisé en intégrité commerciale.

Avec un indice de perception de la corruption de 8,7 points sur 10, le Canada tient le 10e rang du plus récent palmarès (2011) des pays où la corruption affectant l’administration publique et la classe politique est la moins grande.


« Il ne serait pas surprenant de voir l’index du Canada à Transparency International dépasser le 10e rang », a déclaré Me François Viau, de la firme, Gowlings, à l’occasion de l’atelier de perfectionnement « Alerte à la corruption » offert mercredi à des dizaines d’avocats en entreprise.


« Le monde commence à être de plus en plus sensibilisé à la corruption », a affirmé sa collègue, Kristine Robidoux, qui est chef du groupe Intégrité commerciale de Gowlings. « Et choqué. »


Le monde des affaires n’est pas en reste, a-t-elle souligné. D’ailleurs, sa clientèle a grimpé en flèche, au fil des dernières années, alors que les cas de corruption - ici et ailleurs - éclataient au grand jour. « Quand j’ai commencé à me spécialiser là-dedans, en 2005, j’avais quelques clients clés, mais actuellement, c’est 100 % de ma pratique », a-t-elle précisé. « Les entreprises sont nerveuses. »


Ses clients sont surtout préoccupés par l’embauche de tiers agissant au nom de leur entreprise à l’étranger, les « cadeaux » qu’ils peuvent ou non offrir à des contacts d’affaires et les fusions-acquisitions. En outre, ils la chargent de mener des enquêtes internes.


L’onde de choc des révélations faites devant la commission Charbonneau dépasse largement les frontières du Québec, aux yeux de Me Robidoux, qui pratique à Calgary. « Ici, on est vraiment inondés d’informations de la commission Charbonneau. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un phénomène canadien. Les Albertains et Manitobains regardent ce qui se passe à Montréal. »

 
 
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