Commission Charbonneau – Plus de 700 000 $ en pots-de-vin
Avant même que ne soit complété le témoignage de l’ingénieur Gilles Surprenant, il est clair que les pots-de-vin qu’il a empochés comme ingénieur à la Ville de Montréal, dépassent les 700 000 $, soit 100 000$ de plus que ce qu’il avait d’abord admis devant la commission Charbonneau.
Et même quand aucun entrepreneur ne lui demandait de gonfler l’estimation du contrat d’égout, il prenait les devants en espérant recevoir une enveloppe bien garnie. Entre 1991 et 2008, il s’en est mis plein les poches à coup de 5000$, 10 000$ et même 22 000$.
La commission Charbonneau a épluché 94 appels d’offres avec M. Surprenant. Ce dernier avait préparé les plans et devis pour chacun d’eux.
Vous n’avez rien fait pour corriger la situation?, lui a demandé la juge France Charbonneau. Personne n’était en mode solution, a reconnu M. Surprenant. En fait, il a affirmé que ce n’était pas son rôle de dénoncer le système de collusion et de corruption qui régnait.
Pour sa quatrième journée de témoignage, M. Surprenant a laissé tombé son air contrit des derniers jours et a pointé en direction de ses supérieurs. Selon lui, ses patrons avaient la responsabilité d’assurer l’intégrité du processus d’octroi des contrats. Or, tout le monde savait ce qui se passait au sein du département des égouts, et ce, jusqu’au commis, a affirmé M. Surprenant.
Pourquoi ne pas avoir dénoncé la situation, en téléphonant à la police ou en alertant les journalistes?, a alors demandé le procureur de la commission Charbonneau, Me Denis Gallant. «Ce n’était pas mon rôle comme simple fonctionnaire», a affirmé Gilles Surprenant.
Ce dernier a tenté de se présenter comme la victime d’un système bien implanté qui forçait les choses jusqu’à l’intimidation. «Je ne suis pas méchant. Je suis un fonctionnaire qui a été corrompu», a dit l’ex-employé de la Ville de Montréal.
Ce dernier a laissé entendre qu’il avait même été «ébranlé» d’apprendre qu’un pourcentage des contrats était destiné au comité exécutif. Ébranlé? De quoi et quand?, s’est exclamé la juge France Charbonneau qui lui a rappelé qu’il avait déjà mis le doigt dans l’engrenage de la corruption depuis 1991.
De fait, M. Surprenant a empoché pot-de-vin par-dessus pot-de-vin, comme le démontre l’analyse des contrats pour lesquels il a confectionné les plans et devis. Jusqu’à maintenant, il a reconnu avoir reçu plus d’un demi-million de dollars.
Malgré cela, il a affirmé qu’il n’était «pas malheureux» que le système s’arrête au tournant de 2006. M. Surprenant a raconté que les entrepreneurs s’étaient rendus compte qu’ils n’avaient plus besoin de lui; le système informatique qu’il avait nourri de prix gonflés au cours des années précédentes augmentait maintenant les prix de façon automatique. Plus tard, il a quelque peu modifié son témoignage en soulignant que dans les faits, ce n’était que deux entrepreneurs (Joe Borsellino et Joey Piazza) qui avaient mis fin au stratagème.
Gilles Surprenant a quelque peu changé de ton pour répondre aux questions de la commission Charbonneau. Dorénavant, il admet avoir reçu de l’argent mais en précisant que le contrat avait été «truqué par les entrepreneurs».
Et même quand aucun entrepreneur ne lui demandait de gonfler l’estimation du contrat d’égout, il prenait les devants en espérant recevoir une enveloppe bien garnie. Entre 1991 et 2008, il s’en est mis plein les poches à coup de 5000$, 10 000$ et même 22 000$.
La commission Charbonneau a épluché 94 appels d’offres avec M. Surprenant. Ce dernier avait préparé les plans et devis pour chacun d’eux.
Vous n’avez rien fait pour corriger la situation?, lui a demandé la juge France Charbonneau. Personne n’était en mode solution, a reconnu M. Surprenant. En fait, il a affirmé que ce n’était pas son rôle de dénoncer le système de collusion et de corruption qui régnait.
Pour sa quatrième journée de témoignage, M. Surprenant a laissé tombé son air contrit des derniers jours et a pointé en direction de ses supérieurs. Selon lui, ses patrons avaient la responsabilité d’assurer l’intégrité du processus d’octroi des contrats. Or, tout le monde savait ce qui se passait au sein du département des égouts, et ce, jusqu’au commis, a affirmé M. Surprenant.
Pourquoi ne pas avoir dénoncé la situation, en téléphonant à la police ou en alertant les journalistes?, a alors demandé le procureur de la commission Charbonneau, Me Denis Gallant. «Ce n’était pas mon rôle comme simple fonctionnaire», a affirmé Gilles Surprenant.
Ce dernier a tenté de se présenter comme la victime d’un système bien implanté qui forçait les choses jusqu’à l’intimidation. «Je ne suis pas méchant. Je suis un fonctionnaire qui a été corrompu», a dit l’ex-employé de la Ville de Montréal.
Ce dernier a laissé entendre qu’il avait même été «ébranlé» d’apprendre qu’un pourcentage des contrats était destiné au comité exécutif. Ébranlé? De quoi et quand?, s’est exclamé la juge France Charbonneau qui lui a rappelé qu’il avait déjà mis le doigt dans l’engrenage de la corruption depuis 1991.
De fait, M. Surprenant a empoché pot-de-vin par-dessus pot-de-vin, comme le démontre l’analyse des contrats pour lesquels il a confectionné les plans et devis. Jusqu’à maintenant, il a reconnu avoir reçu plus d’un demi-million de dollars.
Malgré cela, il a affirmé qu’il n’était «pas malheureux» que le système s’arrête au tournant de 2006. M. Surprenant a raconté que les entrepreneurs s’étaient rendus compte qu’ils n’avaient plus besoin de lui; le système informatique qu’il avait nourri de prix gonflés au cours des années précédentes augmentait maintenant les prix de façon automatique. Plus tard, il a quelque peu modifié son témoignage en soulignant que dans les faits, ce n’était que deux entrepreneurs (Joe Borsellino et Joey Piazza) qui avaient mis fin au stratagème.
Gilles Surprenant a quelque peu changé de ton pour répondre aux questions de la commission Charbonneau. Dorénavant, il admet avoir reçu de l’argent mais en précisant que le contrat avait été «truqué par les entrepreneurs».










