Nouvelles perquisitions de l'UPAC à Laval

L'entreprise Valmont Nadon fait partie de celles perquisitionnées par l'escouade Marteau.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L'entreprise Valmont Nadon fait partie de celles perquisitionnées par l'escouade Marteau.

L’escouade Marteau continue de mettre de la pression sur Laval où des perquisitions se déroulent depuis tôt ce matin dans six entreprises en construction. Cette troisième frappe policière en une semaine concerne un dossier de corruption liant la Ville de Laval, son maire, Gilles Vaillancourt, et des entrepreneurs dont le controversé Tony Accurso.

Comme l’a confirmé Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) de qui relève Marteau, plus de 70 policiers et enquêteurs perquisitionnent afin de mettre la main sur «des éléments pour faire évoluer l’enquête». Des témoins sont également rencontrés mais aucune arrestation n’est prévue, a--t-elle précisé.

Parmi les entreprises visées, on retrouve Louisbourg Construction appartenant à l’empire de Tony Accurso. L'entreprise de l’homme d’affaires a été reconnue coupable de fraude fiscale à l’endroit du gouvernement du Canada, il y a deux  ans. De plus, M. Accurso a été arrêté et accusé dans le dossier de la Ville de Mascouche où un système de corruption aurait été mis en place. D’autres perquisitions visant certaines de ses entreprises ont également été effectuées la semaine dernière par l’Agence du revenu du Québec sans pour autant que ce soit sous l’égide de l’UPAC.

Selon ce qu’a appris Le Devoir, outre Louisbourg, les entreprises perquisitionnées sont J. Dufresne, Valmont Nadon, Nepcon, Mergad et Poly-Excavation. Cette dernière entreprise est dirigée par Marc Lefrançois, dont le père est un ancien partenaire d’affaires du maire Vaillancourt dans un projet immobilier.

La semaine dernière, l’escouade Marteau a procédé à deux importantes perquisitions notamment à l’hôtel de ville ainsi que dans les deux résidences du maire Vaillancourt. Les policiers recherchaient des documents sous forme papier ou informatique et tout autre indice pouvant corroborer les soupçons à l’origine de la vaste opération.

Gilles Vaillancourt s’est alors dit étonné par les événements. Il a également affirmé son intention de rester en poste. Mercredi, le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Éric Forest, n’a pas caché son malaise sur les ondes de la station 98,5fm devant la décision de son collègue lavallois de continuer à représenter Laval à l’UMQ alors que c’est la ville qui y détient deux sièges.  

  • Frédéric Jeanbart - Abonné 11 octobre 2012 14 h 39

    Il n efaut pas oublier...

    L'infiltration des Hells Angels est aussi une menace dans la construction / génie civil au même titre que celle de la Mafia.

    • Marc-André Fortier - Abonné 11 octobre 2012 16 h 02

      Point intéressant monsieur Jeanbart, je crois toutefois que les membres de marteau sont conscient de la présence des motards criminalisés et je serais étonné que ceux-ci échappent à leur attention.

  • Luc Falardeau - Abonné 11 octobre 2012 22 h 59

    La corruption a plusieurs visages...

    En plus de la collusion et de la corruption reliée à l'attribution des contrats de construction, il y a aussi la corruption reliée aux transactions immobilières... En effet, certains investisseurs peu scrupuleux bénéficient d'informations privilégiées pour faire de gros profits en achetant et en revendant des terrains à la ville de Laval...