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    Bécancour - Une étude d’abord, une usine à engrais ensuite... pour 2017

    10 octobre 2012 |Alexandre Shields | Québec
    Yves-François Blanchet
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Yves-François Blanchet

    Après avoir subi les foudres de différents intervenants de la région de Bécancour depuis l’annonce de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, le gouvernement péquiste a annoncé mardi qu’il contribuera financièrement à une étude de préfaisabilité qui pourrait déboucher sur la construction d’une usine d’engrais dans le secteur. Un investissement pouvant atteindre 1,2 milliard pour un projet porté par la Coop fédérée et un partenaire indien.


    « C’est une démonstration de la capacité de la région à attirer des investissements importants pour faire plus que remplacer les emplois qui seront perdus en raison du déclassement de Gentilly-2, a fait valoir Yves-François Blanchet, whip en chef du gouvernement. Au contraire, on veut se donner une économie diversifiée, moderne et ouverte sur le monde. »


    Mais est-ce que ce projet permettrait de compenser pour la fermeture annoncée de Gentilly-2 ? « On assume qu’un nombre significatif d’employés de Gentilly pourraient y travailler », a dit Yves-François Blanchet en conférence de presse. « Ce sont des emplois de qualité dont les détails restent à préciser », a-t-il ajouté. Quelque 700 personnes travaillent actuellement à la centrale nucléaire. Une éventuelle usine emploierait près de 300 personnes, mais 1500 durant les trois années de construction. « D’autres projets sont à l’étude » dans la région, a aussi lancé le whip en chef, sans plus de précision.


    Il n’est par ailleurs pas acquis que cette usine, qui produirait jusqu’à 1,2 million de tonnes d’engrais, verra le jour en 2017, comme l’ont indiqué les partenaires dans le projet au moment de l’annonce mardi. Selon le chef de la direction de la Coop fédérée, Claude Lafleur, les différents partenaires devront franchir plusieurs étapes avant de statuer sur sa viabilité. Il faudra d’abord que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement étudie le dossier et que des études sur les coûts de construction soient menées. Selon ce qu’il a expliqué, la décision de construire cette usine sera prise en 2014.


    Le représentant péquiste s’est montré très optimiste pour la suite des choses. « Il y a plus de 50 sites qui ont été envisagés et c’est celui de Bécancour qui a été retenu, a souligné M. Blanchet. La présence des joueurs qui sont ici est une indication assez claire du sérieux des partenaires. Maintenant, il y a des étapes à franchir et on ne peut pas présumer des résultats. On peut seulement être optimistes et enthousiastes. » Le partenaire indien, Indian Farmers Fertiliser Cooperative (IFFCO), une coopérative, avait en effet dépêché son directeur, Stratégie et partenariats, à Québec.


    Preuve que le gouvernement croit au projet, Investissement Québec injectera 5 millions de dollars pour la réalisation d’une étude de préfaisabilité de 20 millions. Québec devrait ensuite investir dans la construction des installations. Bécancour possède certains « avantages » indéniables, selon M. Blanchet. La ville dispose d’un port, elle est reliée à un réseau ferroviaire et elle bénéficie d’un approvisionnement en gaz naturel.


    Selon M. Lafleur, 50 % de la production d’engrais azoté serait vendue au pays, de quoi mettre un terme aux importations. Qui plus est, cela permettrait de réduire les coûts de production pour les agriculteurs, notamment au Québec. Il estime que le marché devrait être prometteur au cours des prochaines décennies. « La planète comptera neuf milliards d’êtres humains en 2050, a-t-il souligné. Il faudra, pour répondre à la demande, produire 70 % plus d’aliments. »

     
     
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