Chefferie: Moreau se lance dans la course
L’ancien ministre de la Santé Philippe Couillard doit officialiser sa candidature mercredi
M. Moreau tiendra une conférence de presse dans sa circonscription pour faire le point sur son avenir politique, ont rapporté dimanche plusieurs médias. Il deviendrait ainsi le deuxième candidat à la succession de Jean Charest. Le député d’Outremont et ancien ministre des Finances, Raymond Bachand, avait déjà annoncé ses intentions, vendredi.
Pierre Moreau a été élu député de la circonscription de Marguerite-d’Youville, aujourd’hui la circonscription de Montarville, en Montérégie, en 2003. Battu en 2007, il devient alors directeur de cabinet du leader parlementaire du gouvernement et directeur de cabinet du ministre de la Justice et du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis. Il revient à l’Assemblée nationale à titre de député de Châteauguay en 2008. Il a été réélu dans cette même circonscription le 4 septembre.
En février 2011, il a été nommé ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne et de ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l’Accès à l’information. En novembre de la même année, il devient ministre des Transports.
Philippe Couillard doit quant à lui annoncer son retour en politique mercredi. Un grand remue-ménage attend le Parti libéral si les militants le choisissent comme chef de leur formation, selon ce qu’a appris La Presse canadienne.
L’ancien ministre de la Santé a l’intention de rouvrir le débat sur l’identité québécoise et la place du Québec du sein du Canada. Il estime qu’au cours de la dernière décennie, le gouvernement libéral a laissé tout le terrain identitaire - autour d’enjeux comme la défense du français, la question nationale et la laïcité de l’État, notamment - au Parti québécois et à l’Action démocratique, l’ancêtre de la Coalition avenir Québec.
Pour regagner la confiance de la population, le futur candidat à la succession de Jean Charest juge que le PLQ doit désormais occuper ce terrain laissé vacant trop longtemps.
M. Couillard annoncera officiellement sa candidature mercredi matin à Montréal et indiquera d’entrée de jeu à quelle enseigne il loge.
Dans son entourage, on s’attend donc à ce que, sous sa gouverne, le PLQ prenne une tangente plus nationaliste, plus affirmée sur le plan identitaire au sein du Québec comme à l’intérieur du Canada et qu’il ne craindra pas de provoquer un grand débat d’idées pour renouveler le programme du parti et son fonctionnement.
Ainsi, pour favoriser une plus grande démocratie dans ses rangs et une meilleure connexion avec la base militante, il prônera clairement pour les membres le droit à la dissidence.
À ce propos, Philippe Couillard dira qu’il veut diriger un parti discipliné, certes, mais surtout très ouvert aux grands débats intellectuels autour de principes et de valeurs à défendre, dans le but de renouveler le discours libéral. Il veut diriger « un grand laboratoire d’idées » et redonner au parti sa vitalité « à partir de sa base », confirment à la fois sa garde rapprochée et certaines des personnes qu’il a consultées ces dernières semaines en préparation de sa candidature.
L’ex-ministre Benoît Pelletier, comme d’autres ex-ministres et députés, sera présent à Montréal mercredi pour appuyer M. Couillard.
Chez les ex-ministres libéraux, M. Couillard a aussi l’appui de Sam Hamad et d’Yves Bolduc. Son entourage indique que plusieurs autres attendent que sa candidature soit officielle pour monter dans le train Couillard.








