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    Martine Ouellet au Devoir - Le PQ tend la main aux minières

    29 septembre 2012 | Alexandre Shields | Québec
    La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, dit vouloir « rassurer » les minières quant à ses intentions de « faire les choses un peu différemment ».
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, dit vouloir « rassurer » les minières quant à ses intentions de « faire les choses un peu différemment ».
    Après avoir provoqué l’ire de plusieurs acteurs du milieu des affaires depuis sa nomination, la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, semble maintenant déterminée à jouer de prudence dans sa gestion du Plan Nord hérité du gouvernement précédent. En entrevue au Devoir vendredi, elle a insisté à plusieurs reprises sur sa volonté de discuter avec les entreprises minières avant de préciser les moyens que le Parti québécois entend prendre pour accroître les retombées économiques de l’industrie, comme il l’a promis en campagne électorale.

    La ministre a d’ailleurs eu de bons mots pour les joueurs du secteur minier, une industrie plus active que jamais au Québec en raison des prix élevés des ressources sur les marchés mondiaux. « C’est une industrie très proactive, qui a de l’initiative pour le développement de nouvelles technologies, qui veut s’améliorer. Et je vais travailler en collaboration avec l’industrie minière », a-t-elle expliqué, dans le cadre d’une longue entrevue accordée à son bureau de la circonscription de Vachon.


    Bien au fait des mises en garde répétées des minières contre toute hausse des redevances ou toute exigence de transformation, Mme Ouellet a dit vouloir les « rassurer » quant à ses intentions de « faire les choses un peu différemment ». Elle a ainsi réitéré que le gouvernement souhaite tirer davantage de revenus des milliards de dollars de ressources extraites chaque année au Québec, mais pas avant d’en avoir discuté avec le secteur privé. « On va s’asseoir avec elles, on va s’asseoir avec les différents intervenants économiques du Québec pour en venir à un meilleur partage économique de l’exploitation de ressources non renouvelables. »


    Devant un développement minier qui se déploie surtout en territoire éloigné, Martine Ouellet s’est dite ouverte à l’idée d’investir des fonds publics dans les infrastructures - ports et routes, par exemple - qui permettront aux minières de mener leurs projets. En échange de quoi le gouvernement pourrait exiger une « plus grande participation de l’entreprise, ou le partage des bénéfices de l’entreprise ». Mais elle n’a pas précisé comment Québec s’y prendra. « Nous sommes très ouverts sur les moyens », a-t-elle simplement mentionné.


    Chose certaine, la responsable des Ressources naturelles estime que le cas du prolongement de la route 167, dont Québec assume 85 % des coûts, illustre bien le « bar ouvert » offert par les libéraux de Jean Charest. « J’ai l’intention de négocier “ business ” avec les entreprises. Elles connaissent très bien ce langage. Une entreprise privée n’aurait jamais signé le genre de contrat que le gouvernement a signé pour la route 167. C’est un chèque en blanc pour les dépassements. Ça n’a pas de sens. Ce qu’ils ont fait, c’est collectiviser le risque et privatiser les profits. Nous, on pense que ça n’a pas de sens. Si on se trouve à partager les risques avec les entreprises, on va aussi partager les bénéfices. »

     

    Les sites abandonnés


    Mme Ouellet n’a par ailleurs pas voulu dire si les péquistes imposeront une taxe spéciale au secteur minier afin de payer pour la restauration des sites miniers abandonnés. Elle avait pourtant pressé les libéraux de mettre en place un tel mécanisme l’hiver dernier dans le cadre de la commission parlementaire qui étudiait la refonte de la Loi sur les mines. La facture refilée entièrement aux contribuables pourrait atteindre 1,25 milliard de dollars, selon les plus récentes données.


    La ministre a toutefois réitéré sa volonté d’imposer aux minières de transformer une partie du minerai québécois ici. « Plusieurs pays regardent comment favoriser la transformation. Je ne vois pas pourquoi on ne regarderait pas nous aussi les possibilités. Ça ne sera pas possible pour tous les métaux, comme l’or. Mais je pense que oui pour le fer ou le nickel. » Actuellement, les plus gros projets en développement sont des mines de fer. Ceux-ci sont planifiés pour exporter directement, à l’état brut, les ressources. Comment obliger des sociétés multinationales à transformer du minerai au Québec ? Mme Ouellet dit vouloir « discuter avec les entreprises » ou encore prévoir des dispositions dans la future Loi sur les mines.


    ***

    D’abord, le BAPE

    La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a répété vendredi que le Parti québécois est favorable à l’exploitation pétrolière au Québec. « Du pétrole, on en consomme, donc on va devoir un jour prendre nos responsabilités », a-t-elle fait valoir au Devoir. Mais avant d’autoriser les entreprises à aller de l’avant avec la phase d’exploitation, elle a dit vouloir saisir le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de ce dossier. Ce dernier pourrait notamment être appelé à évaluer les impacts de l’extraction de pétrole de schiste, une ressource qui obligerait les entreprises à recourir à la fracturation pour l’extraire. Même si elle a dit la semaine dernière qu’elle s’opposait à l’industrie du gaz de schiste, Mme Ouellet n’a pas fermé la porte pour ce qui est du pétrole de schiste. Elle a dit vouloir attendre les conclusions du BAPE.
     
     
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