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Grève étudiante - QS demande une enquête publique sur le travail des policiers

24 septembre 2012 | La Presse canadienne | Québec
La coporte-parole de la CLASSE Jeanne Reynolds
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir La coporte-parole de la CLASSE Jeanne Reynolds
Québec solidaire (QS) exhorte le nouveau gouvernement péquiste à mettre sur pied une enquête publique sur le travail des policiers pendant les manifestations étudiantes du printemps dernier.

La coporte-parole du parti, Françoise David, a formulé cette requête alors qu’elle participait, samedi à Montréal, à la manifestation nationale pour la gratuité scolaire organisée par la CLASSE.


Il s’agit d’une nécessité démocratique, indique-t-elle.


QS joint sa voix à celle d’un collectif de 131 enseignants qui ont signé une lettre publiée dans le quotidien Le Devoir, le 19 septembre, réclamant une enquête indépendante. Ils s’interrogeaient notamment sur les arrestations de masse, les arrestations et détentions arbitraires, la présence possible d’agents provocateurs, etc.


Mme David soutient que trop de manifestations ont connu des arrestations arbitraires. La députée de Gouin souligne d’ailleurs l’ouverture « encourageante » manifestée par le nouveau ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron.


Au cours d’un point de presse, la semaine dernière, M. Bergeron a déclaré que si « les policiers, lors des événements du printemps dernier, ont agi avec tout le professionnalisme requis dans les circonstances […], on a eu vent de quelques cas particuliers, alors il faudra voir quels gestes on posera pour aller au fond des choses dans ce dossier-là », ajoutant qu’il n’écartait rien.


Reste à savoir si le politicien passera de la parole aux actes, ajoute Mme David.


La manifestation de samedi a rassemblé des centaines de participants selon Radio-Canada. Elle a été déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Montréal puisque l’itinéraire de la marche n’avait pas été divulgué. Deux manifestants ont été arrêtés.

 

Plan d’action


La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) entend maintenant élaborer son plan d’action pour les prochains mois. L’association tiendra d’ailleurs un congrès à la fin du mois pour faire le point sur la mobilisation étudiante.


La nouvelle première ministre, Pauline Marois, a déjà rempli sa promesse électorale d’abolir la hausse des droits de scolarité décrétée par l’ancien gouvernement libéral. Elle propose maintenant une indexation en fonction de l’inflation, ce qui sera notamment discuté et débattu dans un prochain sommet sur l’enseignement supérieur.


Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE, explique que son organisation attend de connaître les détails entourant ce sommet avant de confirmer sa participation et de formuler des recommandations. Elle sollicite d’ailleurs une rencontre avec le ministre responsable de l’enseignement supérieur, Pierre Duchesne.


Entre-temps, la CLASSE exige la gratuité scolaire qui, selon Mme Reynolds, est un « choix politique facile à financer ».


Mais selon la députée Françoise David, de Québec solidaire, il est peu probable que l’abolition pure et simple des droits de scolarité soit réalisée dans le contexte d’un gouvernement minoritaire.

 
 
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