Devant la grogne, Marois confie la Mauricie à son whip
Elle a dû trouver rapidement vendredi un autre interlocuteur responsable de cette région au Conseil des ministres, en la personne de son whip et député de Johnson, Yves-François Blanchet. Cette décision survient alors que la grogne se fait sentir après l’annonce de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, située juste en face de Trois-Rivières, conformément à un engagement du Parti québécois.
Dès mercredi, au dévoilement du nouveau cabinet, la députée de Champlain, Noëlla Champagne, dénonçait l’absence d’un ministre de la Mauricie. C’était même un ministre de la Montérégie, Bernard Drainville, qui était responsable régional.
Pourtant, d’autres régions, comme le Saguenay -Lac-Saint-Jean, sont particulièrement privilégiées, puisque quatre des cinq députés y ont des fonctions ministérielles ou d’adjoint.
Mme Champagne menaçait même de ne pas retourner au caucus des députés de son parti.
De son côté, Bernard Drainville avait assuré, avant d’entrer à sa première séance du Conseil des ministres, jeudi matin, qu’il allait s’occuper de la Mauricie avec « sérieux et rigueur ».
Il avait toutefois ajouté, avec un certain malaise : « Qu’est-ce que vous voulez, c’est une responsabilité qui m’a été confiée. […] J’ai quand même des liens avec cette région. Je pense que je peux faire le travail. »
En conférence de presse jeudi, Pauline Marois avait refusé de retoucher à son cabinet, en insistant pour dire qu’aucune région ne sera oubliée.
Mais la Mauricie ne semblait pas décolérer, en pleine tourmente à la suite de l’annonce de la fermeture de Gentilly-2, jeudi. Plusieurs voix de la région en effet comptaient sur une réfection évaluée à plusieurs milliards de dollars ainsi que le maintien des quelque 800 emplois.
Mme Marois a finalement eu une discussion assez franche avec sa députée réfractaire jeudi, selon un haut responsable du PQ.








