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    Marois garde le cap sur le déficit zéro

    «Rassurez la communauté des affaires: nous serons au rendez-vous»

    20 septembre 2012 20h14 | La Presse canadienne | Québec
    Devant les critiques formulées par des gens d'affaires, Pauline Marois a tenu à se faire rassurante, en clamant que son gouvernement serait celui du développement économique et de la saine gestion des finances publiques.
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Devant les critiques formulées par des gens d'affaires, Pauline Marois a tenu à se faire rassurante, en clamant que son gouvernement serait celui du développement économique et de la saine gestion des finances publiques.
    Droits de scolarité: Marois annule la hausse et un partie de la loi 78.
    Québec — La situation budgétaire du Québec est pire que ce qu'elle avait anticipé, mais Pauline Marois est bien décidée malgré tout à maintenir le cap sur le déficit zéro en 2013.

    En conférence de presse — sa première à titre de première ministre du Québec — Mme Marois a semblé bien déterminée, jeudi, à prendre les bouchées doubles pour réaliser ses principales priorités durant les 100 premiers jours de son administration.

    Devant les critiques formulées par des gens d'affaires, elle a tenu à se faire rassurante, en clamant que son gouvernement serait celui du développement économique et de la saine gestion des finances publiques.

    L'atteinte de l'équilibre budgétaire en 2013 est «non négociable», a affirmé Mme Marois, tout en se montrant inquiète quant au trou laissé par les libéraux dans les coffres de l'État.

    Elle doit d'ailleurs faire le point d'ici quelques semaines, en donnant l'heure juste sur l'état des finances publiques, au moment où elle a pris le pouvoir.

    Chose certaine, à première vue, la situation ne lui paraît «pas aussi bonne que ce que disait M. Bachand».

    En matinée, son ministre des Finances, Nicolas Marceau, avait entonné un refrain semblable. «Il y a eu un relâchement de la part de l'ancien gouvernement ces derniers mois, un relâchement plus grand que ce que j'espérais», et ce, dans plusieurs ministères, selon lui.

    Juste avant de quitter ses fonctions, l'ex-ministre des Finances Raymond Bachand révélait l'existence d'un manque à gagner de 800 millions dans les coffres, au 30 juin, par rapport aux prévisions budgétaires.

    Marois rassurante

    Mais quelle que soit la situation budgétaire, il n'est pas question de déroger du plan, a dit Mme Marois, qui cherchait particulièrement à calmer les appréhensions du milieu des affaires.

    «Rassurez la communauté des affaires: nous serons au rendez-vous», a-t-elle assuré.

    Elle estime que sous les libéraux de Jean Charest, certains ministres «n'avaient pas le quart de la compétence du ministre actuel qui est aux Finances et de sa ministre déléguée».

    Le ministre Marceau possède un doctorat en économie et la ministre déléguée, Élaine Zakaïb, a obtenu un MBA. Mme Marois a rappelé qu'elle-même était détentrice d'un MBA et avait été ministre des Finances.

    Elle a défendu son choix de regrouper sous un même chapeau les finances, le développement économique, le revenu et le tourisme.

    «L'action gouvernementale gagnera en cohérence et en efficacité», a-t-elle fait valoir.

    La période des 100 premiers jours, qui mène à l'ajournement des Fêtes, devrait aussi donner lieu à plusieurs autres initiatives: l'annulation de la hausse des droits de scolarité, le dépôt d'une nouvelle loi 101, l'abolition de la taxe santé de 200 $, de même que l'amorce du processus de fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour.

    Pour assurer la diversification de la région touchée par cette fermeture, un fonds de 200 millions sera mis à la disposition de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

    Et la Mauricie?

    Cette région est d'ailleurs la grande laissée pour compte du nouveau cabinet Marois, selon la députée péquiste de Champlain, Noëlla Champagne, qui a reproché publiquement à Mme Marois de n'avoir nommé aucun ministre de la Mauricie.

    La première ministre a répliqué «qu'aucune région du Québec ne sera oubliée» sous sa gouverne et que sa porte était toujours ouverte pour entendre les doléances de sa députée.

    Comme c'est le cas lors d'un changement de gouvernement, le conseil des ministres a procédé par ailleurs à un jeu de chaises musicales chez les sous-ministres. Plusieurs d'entre eux, incluant certains associés de près aux libéraux, se sont vu confier de nouvelles fonctions.
     
     
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