«La souveraineté, c’est pour les calendes grecques»

L'ancien premier ministre du Québec a affirmé en entrevue se considérer toujours souverainiste. Il croit pourtant qu'il serait «irresponsable» de tenir un troisième référendum. 
Photo: La Presse canadienne (photo) Paul Chiasson L'ancien premier ministre du Québec a affirmé en entrevue se considérer toujours souverainiste. Il croit pourtant qu'il serait «irresponsable» de tenir un troisième référendum. 

L’ancien premier péquiste Lucien Bouchard n’en démord pas : le Parti québécois doit laisser tomber l’idée de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec, d’autant plus que celle-ci est désormais repoussée « aux calendes grecques ». En entrevue à l’émission Les francs-tireurs, sur les ondes Télé-Québec, il s’est même emporté contre l’idée de tenir un référendum d’initiative populaire, allant même jusqu’à évoquer une implication politique active pour combattre cette promesse de Pauline Marois.

« Quand je pense qu’on veut permettre à une minorité de 15 % de nous renvoyer à l’abattoir, je tombe des nues. C’est totalement irresponsable. Si je me réactive politiquement, ce sera pour combattre ça », a-t-il lancé, visiblement irrité, dans le cadre d’une longue entrevue diffusée mercredi soir.
 
L’ancienne tête d’affiche du camp du Oui en 1995 a néanmoins laissé entendre qu’il est toujours souverainiste. M. Bouchard estime cependant qu’« il ne faut pas faire de référendum, parce qu’on va encore se faire battre et on va encore nous affaiblir. On n’a pas le droit d’en perdre un autre ». Un message qu’il répète dans Lettres à jeune politicien, un livre de 116 pages qu’il vient de lancer et qui l’amène à donner une série d’entrevues aux médias.

Pour Lucien Bouchard, il ne fait aucun doute que les Québécois ont définitivement tourné le dos à l’indépendance. « La souveraineté, c’est pour les calendes grecques. Plus [les péquistes] en ont parlé durant la campagne, plus elle baissait. La population ne veut pas de référendum. Il y a un message clair. »

Le président du lobby pétrolier et gazier au Québec estime que le Québec devrait plutôt se concentrer sur d’autres « priorités » : l’éducation, la santé, la création de richesse et le développement des ressources naturelles. Mais il juge que le PQ ne peut pas, à l’heure actuelle, affronter ces défis. « Le Parti québécois n’a pas de programme économique », a-t-il laissé tomber.
 
Il s’en est également pris à ceux qui l’auraient accusé d’avoir « trahi » le rêve de l’indépendance. « Est-ce que j’ai trahi la cause ? C’est moi qui ai amené la cause le plus près du succès. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui a amené la souveraineté plus près de la Terre promise ? Je pense que c’est une chose qu’on ne me pardonne pas dans certains milieux du Parti québécois. Qu’ils rendent la souveraineté à 49 % et ils pourront me parler. En attendant, qu’ils se tiennent bien tranquilles. »
 
« Personne ne va me dire que je n’ai pas mis ce que j’avais de mieux pour gagner, a-t-il ajouté. J’ai plongé dans une piscine sans eau, je travaillais sans filet, j’avais deux enfants à Montréal et une jeune femme, je courais les routes, je me vidais le cœur à parler du Québec de demain et j’ai tout fait pour convaincre les Québécois. »

L’ami de Paul Desmarais

« Ami » de longue date de Paul Desmarais, de Power Corporation, Lucien Bouchard s’est lancé dans un vibrant hommage au milliardaire fédéraliste. « On va reconnaître que c’est un homme parfaitement honorable, c’est homme d’une grande générosité, extrêmement cultivé, très intelligent, qui aime le Québec, qui aime aussi le Canada, et qui fait beaucoup pour les Québécois, souvent de façon anonyme, qui ne mérite pas qu’on le perçoive comme quelqu’un de sulfureux, au contraire. »
 
M. Bouchard, qui a été vu dans une vidéo tournée dans la luxueuse résidence de M. Desmarais à Sagard, s’est emporté à l’évocation de cet événement. « Je vais également voir d’autres amis qui n’ont pas d’aussi belles maisons. Je suis très ami avec Gérald Larose, je suis ami avec plein de monde. Pourquoi je me priverais de rencontrer des gens parce qu’il y a des jaloux qui sont frustrés et qui lui envient son succès ? Je ne suis pas à la merci de ces gens-là. »

Mais comment a-t-il pu développer une amitié avec quelqu’un d’aussi farouchement opposé à la souveraineté du Québec ? « Il a son rêve, moi j’ai le mien. C’est un affrontement politique. C’est une divergence d’opinions sur ce que devraient être le Québec et le Canada. Les gens ont parfaitement le droit de penser le contraire de moi. Ils restent mes amis quand même. Pour moi, la politique ce n’est pas une guerre. Je ne démonise pas les gens qui ne pensent pas comme moi. C’est malheureux que les gens ne fassent pas comme moi en général. Ça irait pas mal mieux au Québec si on respectait les opinions des autres. »
 
Invité par l’animateur Richard Martineau à parler des distinctions entre la gauche et la droite économique, l’associé dans le cabinet d’avocats Davies Ward Phillips & Vineberg a raillé ceux qui se disent de gauche. « Dans le discours qu’on dit “ de gauche ”, on ne nous dit jamais comment on va financer ça. On fait rêver les gens, une société utopique, mais on ne dit jamais comment on va la payer. »

Le projet souverainiste aurait d’ailleurs commis l’erreur de se définir comme un projet porté par idéaux progressistes. « La gauche, ce n’est pas le chemin pour arriver à la souveraineté. Il faut être inclusif. Si on veut faire bouger une société d’une façon aussi substantielle, il faut que tout le monde soit présent. On ne peut pas s’aliéner les décideurs économiques. »
 
Lucien Bouchard croit qu’il est toutefois plus simple de se dire de gauche et de se croire « généreux ». Or, a-t-il insisté, un gouvernement doit savoir dire non. Il aurait ainsi refusé de reculer sur la question de la hausse des droits de scolarité, malgré le mouvement social du printemps dernier. « Tu n’as pas le droit de céder parce qu’il y a une pression. Ce n’est pas la pression qui doit te faire céder. Ce n’est pas parce qu’il y a des gens qui marchent dans la rue qu’ils ont raison », a-t-il affirmé.
 
Quoi qu’il en soit, Lucien Bouchard juge que la question des droits de scolarité ne constitue pas « le vrai problème ». Il a ainsi réitéré le discours voulant que les universités du Québec soient plus que jamais en « compétition » directe avec d’autres établissements ailleurs dans le monde. Dans ce contexte, il juge qu’il est « équitable de demander aux étudiants de contribuer dans la mesure de leurs moyens » afin d’améliorer « la qualité de l’enseignement et les équipements ».
 
Il estime par ailleurs avoir été « mal interprété » lorsque, avec le groupe des Lucides, il s’en est pris à la productivité des Québécois. M. Bouchard a dit s’être basé sur des statistiques qui démontreraient que les citoyens d’ici travaillent moins que ceux d’autres pays. « Mais les Québécois n’aiment pas se faire dire les choses qu’ils n’aiment pas, a-t-il poursuivi. Ils n’aiment pas se faire parler des finances publiques, ils n’aiment pas se faire rappeler qu’on a une dette qui n’a pas d’allure. »
147 commentaires
  • Louka Paradis - Inscrit 13 septembre 2012 02 h 39

    Une remarque en passant

    Il est important de souligner que sous le règne de Jean Charest, chef du PLQ et fédéraliste tout azimut, la dette du Québec a augmenté de plus de 60 milliards de dollars $$$ Alors, M. Bouchard, laissez donc le nouveau gouvernement procéder... Mme Marois a autant de compétences et d'expérience que vous en aviez lorsque vous êtes devenu PM. C'est une attitude qui frôle le machisme. De plus, elle a une équipe très solide et fort prometteuse. Jouer les éteignoirs n'aidera en rien le Québec. Cessez donc de crier au loup inutilement.
    Louka Paradis, Gatineau

    • Francois Gagnon - Inscrit 13 septembre 2012 06 h 39

      Dois-je comprendre qu'il faut interdire au débat les près de 70% qui n'ont pas voté PQ et certains qui ont voté PQ ?

      Beau modèle de démacratie niant la participation de tous qui est proposé.

    • Olivier Carrier - Inscrit 13 septembre 2012 08 h 14

      "Dois-je comprendre qu'il faut interdire au débat les près de 70% qui n'ont pas voté PQ et certains qui ont voté PQ ?"

      Non, ce n'est pas ce que vous deviez comprendre. Wow, je sais vraiment pas où vous allez chercher ça dans sont texte.

    • Réjean Grenier - Inscrit 13 septembre 2012 10 h 24

      Et surtout que Lucien Bouchard a perdu toute
      crédibilité depuis des lustres.

      Alors, il peut toujours s'égosiller tant qu'il le veut
      mais de là à influencer la population qui vient
      de se doter d'un gouvernement tout neuf .a qui
      il faut donner tout le temps qu'il faut pour faire ses preuves.

      Alors, monsieur Lulu, un peut de calme et de
      sérénité ne vous fera pas de tord.

      Réjean Grenier

    • Marc-André Fortier - Abonné 13 septembre 2012 10 h 54

      M. Gagnon,

      Il est important de faire la différence entre le fait de débattre d'une idée et le blocage idéologique.

      Ce que malheureusement trop d'intervenants (peu importe leurs allégances politiques) font au Québec actuellement.

      Et en ce qui concerne le 70% qui n'a pas voté PQ, il doit accepter (comme beaucoup ont dû le faire au Fédéral) le résultat de l'élection. Ils auront à nouveau voix au chapitre dans quatre ans.

    • eric dautun - Inscrit 13 septembre 2012 11 h 18

      Vu de France

      Ce M. Bouchard n'as pas beaucoup de convictions dans l'action, des belles paroles, c'est tout. En France on dirait qu'il manque d'estomac... ou d'autre chose ; s'il ne veut pas de l'indépendance qu'il n'en dégoutte pas les autres, ce n'est qu'un défaitiste!

    • Lucie De Bellefeuille - Inscrit 13 septembre 2012 17 h 42

      Bravo pour votre commentaire !

  • Luc Archambault - Abonné 13 septembre 2012 04 h 28

    Être inclusif... soit !

    « Il faut être inclusif. [...] il faut que tout le monde soit présent. ». Amen !

    Or, prétendre que « la gauche n'est pas le chemin pour arriver à la souveraineté » tout en prétendant être inclusif est antinomique. S'il faut être inclusif... il faut inclure la gauche...

    Qu'est-ce à dire !?

    Qu'est-ce donc qui peut inclure à la fois la gauche et la droite ? Qu'est-ce donc qui peut transcender la gauche et la droite ? Certainement pas la droite...

    Qu'est-ce donc alors ? Sinon la Raison d'État démocratique !?

    Or, celle-là, Lucien Bouchard la foule aux pieds en excluant l'outil démocratique par excellence en matière d'État démocratique, à savoir, le référendum, sous prétexte que les Québécois,es n'en veulent pas, le répétant ad nauseam comme pour s'en convaincre.

    Ce dont les Québécois,es ne veulent pas, c'est de l'État actuel du Canada, c'est de la Constitution du Canada ayant cours légal illégitime. Les fédéralistes-rénovateurs n'en veulent pas, les autonomistes, les souverainistes n'en veulent pas, qui reste-t-il ?

    Et il faudrait ignorer ce fait, et ainsi fouler aux pieds la souveraineté démocratique du peuple ? Vraiment !?

    En admettant que l'appui à la souveraineté de l'État devant succéder à l'État démocratiquement illégitime actuel n'est pas aujourd'hui ce qu'il a été en 1995 ; en admettant que celui de 1995 n'ait pas été suffisant, en admettant que les immenses efforts et talents de M. Bouchard n'aient pas suffit, cela ne veut pas dire qu'il faut continuer à tolérer qu'un État s'impose par défaut de n'avoir pas été soumis aux voix référendaires du peuple, par-dessus la tête du peuple, sans jamais avoir obtenu le clair OUI du peuple.

    Pourquoi l'État illégitime du Canada devrait-il s'imposer sans OUI ? Alors que l'État devant lui succéder ne le peut... La plus élémentaire des récipricités démocratiques impose le respect de la souveraineté du peuple.

    Démocratie oblige ! Ce qui fait l'UNION des forces démocratiques de ce peuple, gauche/droite unies.

    • amélie souchon - Inscrite 13 septembre 2012 15 h 50

      Même Pauline Marois n'en veut pas de ce référendum initiaitique. Les cerveaux qui la secondent lui ont dit que cela affaiblirait énormément le parti. Elle l'avait dans son programme électoral parce qu'elle plie les genoux devant ses "caribous" et croyait que ça passerait sous silence, contentant tout le monde, la seule chose qu'elle tente à faire. C'est François Legault qui l'a pris de cour avec cette histoire de quinze pourcent. Le lendemain qu'elle lui aie dit :oui oui j'en ferais un, elle a dû se raviser pour dire que l'Assemblée pouvait se permettre de mettre un véto sur la pétition si l'heure n'était pas de mise.
      Lucien Bouchard ne foule aux pieds de personne et il a parlé hier comme je n'avais entendu autant de bon sens venu d'un humain depuis des lustres. Tous ceux qui rouspettent pour rien use de la Démocratie comme d'une super arme indéfectible, mais le peuple a pour ainsi dire toujours tort. Avec cinquante pourcent et plus de signatures, va pour le référendum, c'est ça la vraie démocratie.

    • Jacques Lafond - Inscrit 13 septembre 2012 17 h 09

      '' Pourquoi l'État illégitime du Canada devrait-il s'imposer sans OUI ? ''

      Et pourquoi le Québec/Labrador aurait besoin d'un OUI pour être légitimenent indépendant de ce Canada ?

      Deux bonnes questions, Monsieur Archambault ...

  • Bernard Poulin - Inscrit 13 septembre 2012 04 h 42

    l'enseignement

    Il devrait y avoir des Universités qui se contenteraient d'enseigner seulement sans être en compétition avec qui que ce soit. Cette maudite mentalité de vouloir être toujours le meilleur ou à l'avant garde. Il faudrait distinguer les Universités qui font de l'enseignement leur but principal et les Universités qui font la recherche leur but principal.

    • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 13 septembre 2012 08 h 15

      L'Université, c'est l'enseignement et la recherche. Il est illusoire de vouloir séparer les deux. Les Universités françaises, d'une certaine façon, l'on fait avec l'INSERM, l'INRA, le CNRS faisant bande à part. Mais ses universités sont peu concurrentielles, c'est-à-dire qu'elles attirent peu d'étrangers et que beaucoup de jeunes français préfèrent aller ailleurs. De plus, leurs liens avec la société (santé, industrie, services, assistance) sont faibles. Pour bien enseigner aux niveaux supérieurs, il faut de la "pratique".

    • Claude Lachance - Inscrite 13 septembre 2012 08 h 22

      Surtout quand "la recherche"ne sert que le 1%. Quels sont les critères qui servent à coter .. ???

    • Albert Descôteaux - Inscrit 13 septembre 2012 09 h 33

      Enseigner quoi M. Poulin? Des connaissances dépassées? Ce qui fait une bonne université c'est d'abord la qualité du corps professoral, de la capacité des professeurs à transmettre des connaissances, bien sûr, mais également leur capacité à générer de nouvelles connaissances. Et ici, je ne parle pas que de technologies ou de médecine. Le monde évolue, M. Poulin. Et très rapidement.

      Une société qui se veut moderne, comme le Québec, ne peut se permettre le luxe d'être à la remorque de ce qui se fait ailleurs pour former sa population.

    • Albert Descôteaux - Inscrit 13 septembre 2012 17 h 27

      @M.Lachance, vous devriez vous informer mieux afin de lancer de telles affirmations.

      C'est l'ensemble de la population qui bénéficie des connaissances et des retombées de la recherche, tant universitaire qu'industrielle.

    • Christian Gagnon - Abonné 18 septembre 2012 23 h 26

      @Bermnard Poulin : vous dites ; " Il faudrait distinguer les Universités qui font de l'enseignement leur but principal et les Universités qui font la recherche leur but principal."
      Savoir faire la différence entre les universités qui sont gérées comme des 'business' et celles qui ont l'esprit d'universalité et de gratuité du passage de la connaissance. L'université ne peut être cupide!

  • Michel Lebel - Abonné 13 septembre 2012 05 h 51

    Déçu!

    Lucien Bouchard demeure Lucien Bouchard! Un ego pas mal fort, peu d'autocritique quant à sa gouverne politique, envieux de l'aura de Trudeau, alors que lui... Rien de bien profond ressort de ses dernières entevues télévisées, sauf pous nous répéter à plusieurs reprises que bien dure, dure, est la vie politique.

    Rien donc de bien original dans la pensée. Oui! Il est assez clair sur la souveraineté, sur les référendums d'initiative populaire, sur l'importance de la richesse collective, de l'éducation. Mais je m'attendais à quelque chose de plus profond, de plus substantiel de l'homme Bouchard. À cet égard, c'est plutôt décevant, c'est même très décevant.

    • Claude Lachance - Inscrite 13 septembre 2012 08 h 25

      Décevant? Il y a longtemps qu'il déçoit! Il a juste trouvé un prétexte pour nuire, en machiste, à Madame Marois.Il cherche une place devant les caméras... pour promouvoir Power, et le reste des catastrophes de Charest.

    • amélie souchon - Inscrite 13 septembre 2012 15 h 54

      Vous n'écoutez pas. Je n'ai pas à vous rencontrer pour que j'en sois assurée, Monsieur Bouchard fut extrêmement profond. Je ne sais pas ce qu'est pour vous la profondeur et encore moins ce que vous pouviez bien espérer mieux que ça. Vous parlez de son égo, moi j'aurais parlé de son humilité. Voyez! J'espérais que tous écoutent parce que ce qu'il disait était brillantissime et de voir qu'on s'est contenté d'entendre, c'est moi qui suis très déçue et qui trouve cela bien décevant.

    • Solange Bolduc - Abonnée 13 septembre 2012 20 h 49

      @ Amélie Souchon

      Que de belles paroles ! Vous dites : "Monsieur Bouchard fut extrêmement profond. Je ne sais pas ce qu'est pour vous la profondeur et encore moins ce que vous pouviez bien espérer mieux que ça. Vous parlez de son égo, moi j'aurais parlé de son humilité."

      S'il fut profond, il ne le serait plus ? Il ne fut jamais profond, mais plutôt dominateur , voulant dominer par la séduction d'idées qui ne sont guèrre trarnposables dans la réalité! Et il croit pouvoir continuer sur cette lancée, mais , hélas pour lui, on a appris à le déjouer en étant moins naïfs que vous semblez l'être !

      "Et, "son humilité"? Avec ses propos offensifs , depuis quelques années, comment peut-il faire preuve d'humilité? Son égo est si démesuré! Il se croit même investi de la mission de sauver les Québécois de la menace d'un référendum, qui n'aura certainement pas lieu, du moins dans ce prmier manda du PQ.

      Comment alors peut-il prétendre être un si médiocre Don Quichotte, alors que l'original était si beau même dans ses mirages !

      Vous avez le droit de le trouver profond, mais moi je le trouve de plus en plus superficiel dans sa façon actuelle de vouloir défendre l'indéfendable ! C'est pathétique de vieillir si mal !Et vous appelez ça de la profondeur, moi j'appelle plutôt ça de l'amertume, sinon du dépit!

  • Bernard Duplessis - Inscrit 13 septembre 2012 06 h 05

    bof...

    Président du lobby pétrolier et gazier au Québec, politiquement, Bouchard n'a rien de neuf pour le Québec. Que des vieilleries et de l'opportunisme sauvage.

    • Christian Gagnon - Abonné 18 septembre 2012 23 h 20

      Bien dit !