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L’ex-ministre Philippe Couillard songe à la chefferie du PLQ

Un comité organisateur définira début octobre les règles de la course à la succession de Jean Charest

11 septembre 2012 | Marco Bélair-Cirino | Québec
Second dépouillement dans la circonscription de Saint-François

Le PLQ a réclamé un second dépouillement dans la circonscription de Saint-François en Estrie où le candidat du PQ, le Dr Réjean Hébert, l’a emporté la semaine dernière par une mince majorité. La candidate du PLQ, Nathalie Goguen, a soumis lundi une requête au palais de justice de Sherbrooke afin de tenir un dépouillement judiciaire des 42 756 bulletins de vote. Le PLQ y souligne avoir « des motifs raisonnables de croire que des scrutateurs ou le Directeur du scrutin ont compté ou rejeté illégalement des bulletins de vote ou dressé un relevé de dépouillement inexact ». « Étant donné qu’une erreur semble s’être glissée dans le processus, que les résultats sont serrés et compte tenu du nombre élevé de bulletins rejetés [574 bulletins c’est-à-dire 1,34 % de tous les bulletins de vote], il est dans l’intérêt de la démocratie et des citoyens du comté de Saint-François que les résultats finaux reflètent le plus fidèlement possible la volonté des citoyens qui se sont exprimés le 4 septembre », a déclaré Mme Goguen. M. Hébert, qui est pressenti pour se voir confier le portefeuille de la Santé et des Services sociaux, disposait le 4 septembre d’une majorité de 110 voix sur celle qui comptait succéder à Monique Gagnon-Tremblay, représentante de Saint-François à l’Assemblée nationale depuis 1985. Cette majorité aurait toutefois fondu en raison d’une erreur de retranscription faisant que 50 voix auraient été accordées par erreur à M. Hébert.

Le prochain chef du Parti libéral du Québec (PLQ) ne pourra compter sur un sacre expéditif - comme celui de Jean Charest en 1998 -, à en croire le nombre de prétendants.


L’ancien ministre de la Santé Philippe Couillard a confirmé lundi étudier en profondeur la possibilité de prendre part à la course à la direction de la formation politique. « Suite aux résultats des dernières élections générales, l’avenir de cette grande institution qu’est le Parti libéral du Québec est […] l’objet de nombreuses discussions. Il s’agit évidemment d’une question sérieuse, importante pour le Québec, qui mérite qu’on s’y attarde de façon profonde et raisonnée. Ce que je ferai », a-t-il souligné par courriel à Radio-Canada.


Philippe Couillard a tourné le dos à la vie politique en juin 2008, soit à peine 15 mois après l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire. Il soutenait alors ignorer ce que l’avenir lui réservait. Le neurochirurgien de formation s’est toutefois retrouvé en un rien de temps consultant au Fonds de capital d’investissement Persistence Capital Partners (PCP).


En janvier 2008, soit six mois avant sa démission M. Couillard était ouvertement à la recherche d’un emploi et, en mars, il s’est entretenu avec des dirigeants de PCP qui « se concentre exclusivement sur les occasions d’affaires qui ont un potentiel de forte croissance dans le domaine des services de santé », avait révélé le commissaire au lobbyisme, André C. Côté, en mars 2009.


À l’instar de M. Couillard, plusieurs personnalités s’avancent discrètement vers les blocs de départ. L’ancien ministre responsable des Affaires intergouvernementales Benoit Pelletier a indiqué réfléchir à se porter candidat. Les ministres sortants Yves Bolduc, successeur de Philippe Couillard au ministère de la Santé, Sam Hamad, Pierre Moreau, Lise Thériault et Raymond Bachand se laisseraient également courtiser. Même le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, n’écarterait pas l’idée de faire partie de la course à la direction du PLQ.


L’état-major du parti politique, qui a fait le choix lundi soir de mettre sur pied un « comité organisateur » de la course à la succession de M. Charest qui définira « début octobre » une série de règles, devait recommander Jean-Marc Fournier au poste de chef intérimaire, et par ricochet de chef de l’opposition officielle. « On a fait une proposition qui va être soumise mercredi matin au caucus », a affirmé le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette, refusant de confirmer le choix du comité exécutif. « Si le caucus propose quelqu’un d’autre, on va recommencer la discussion. »


 
 
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