Lettre - Un Québec insatisfait
Le résultat de l’élection 2012 laisse les Québécois quelque peu désemparés et un Québec insatisfait. Les péquistes au pouvoir n’ont pas de quoi pavaner. Les libéraux ont perdu ce pouvoir bien qu’ils puissent se réjouir de leur performance […]. Les caquistes siégeront à l’Assemblée nationale, mais seront plus dans l’ombre qu’ils ne l’espéraient. Les disciples de Québec solidaire auront deux sièges au Parlement, eux qui en prévoyaient cinq ou six.
Étonnante est la performance libérale. Un parti qui semblait détesté obtient à peu près le même nombre de votes que le Parti québécois, pourtant appuyé par plusieurs analystes, par les syndicats, par les étudiants et par les artistes. C’est une victoire, mais ô combien diluée. Madame Marois devient la première femme à occuper la fonction de première ministre du Québec. Un rêve qui se concrétise pour elle. Mais le réveil s’annonce brutal.
Les Québécois ont encore une fois démontré leur indépendance en votant sans se laisser influencer par le tapage médiatique. Quand vient le moment de noircir le bulletin de vote, leur décision est sans appel […]. En démocratie, c’est le peuple qui a raison.
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Benoît Descôteaux - Montréal, le 5 septembre 2012








