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Lettre - Une élection perdue

7 septembre 2012 | Robert Spickler - Le 5 septembre 2012 | Québec

Tous ont perdu. Le PLQ, le pouvoir ; le PQ, sa majorité ; la CAQ, ses illusions de pouvoir ou d’opposition officielle. QS n’avait rien à perdre, mais a doublé sa députation, une illusion aussi trompeuse que 28 % du vote ne donne que 19 députés caquistes.


Le grand perdant, c’est le citoyen. D’une seule voix, quoique polyphonique, il a exprimé sa confusion devant une campagne électorale où le discours « stratégique » sur l’immédiate victoire du 4 septembre a primé sur la vision inspirante de notre avenir collectif. De l’urne a surgi un miroir qui renvoie le reflet terne de ce que nous sommes, le mirage diffus de ce que nous voulons être.


Tout est à refaire. Un peuple n’a pas le droit de se déclarer perdant. Il est en droit de s’attendre des 100 premiers jours de la prochaine Assemblée nationale l’adoption consensuelle d’une loi électorale obligeant les partis, les chefs, les députés et candidats à débattre clairement et surtout, dans le respect, des enjeux du présent et des défis de l’avenir. […]


***
 

Robert Spickler - Le 5 septembre 2012

 
 
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