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    Pauline Marois promet d'annuler la hausse des droits de scolarité

    7 septembre 2012 11h59 |Lisa-Marie Gervais | Québec
    Pauline Marois s'est déclarée convaincue que le Québec est une société non violente et qu'un acte de violence isolé ne pourra effacer cette réalité.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois s'est déclarée convaincue que le Québec est une société non violente et qu'un acte de violence isolé ne pourra effacer cette réalité.
    Visiblement secouée par la fusillade survenue mardi soir lors du rassemblement péquiste organisé au Métropolis, la première ministre élue du Québec, Pauline Marois, s'est déclarée convaincue, mercredi, que le Québec est une société non violente et qu'un acte de violence isolé ne pourra effacer cette réalité.

    Elle a ajouté avoir l'intention de communiquer le plus rapidement possible avec les familles des deux victimes.
     
    Sur le plan politique, Mme Marois s'est félicitée d'avoir atteint son objectif de remplacer le gouvernement libéral par un gouvernement péquiste. Le PQ a été élu avec une mince majorité des voix, à peine 30 000, mais sera minoritaire à l'Assemblée nationale, avec 54 candidats élus sur 125.

    Annulation de la hausse

    Par ailleurs, les étudiants ont eu une bonne nouvelle ce mardi: la nouvelle première ministre, Pauline Marois, a annoncé qu'elle abrogera la loi spéciale et annulera comme prévu la hausse des droits de scolarité. Les fédérations étudiantes, collégiale et universitaire, ont même reçu un appel d'un messager de la part de Mme Marois pour leur réitérer son intention de respecter ses promesses. «C'est une excellente nouvelle», a lancé Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale (FECQ). La présidente de la Fédération universitaire (FEUQ), Martine Desjardins, souligne quant à elle la «cohérence» du PQ. «On est très content mais évidemment, plusieurs éléments pourraient quand même les en empêcher», a-t-elle dit, réaliste. «Par exemple, il pourrait y avoir un blocage du côté de l'opposition. Il va falloir s'assurer que tout se passe bien. Il va rester le sommet, on va travailler très fort là-dessus, on aura une rencontre lundi prochain pour en parler.»

    La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) se réjouit du départ de Jean Charest mais accueille la venue de Pauline Marois avec plus de méfiance. «Évidemment, on n'est pas déçu que le parti libéral ne soit pas réélu, mais on ne s'est jamais lié à des partis. Ce sont des idées qu'on conteste», a indiqué Jeanne Reynolds co-porte-parole de la CLASSE. «Évidemment qu'on va vouloir maintenir la pression. Il n'y a jamais de cadeaux qui sont faits par les élus», a-t-elle ajouté.

    Mme Desjardins rappelle qu'il faudrait pourtant faire vite, la nouvelle session commençant le 1er octobre. «Le gouvernement du parti québécois s'est engagé à rembourser les droits de scolarité et il y a aussi l'aide financière. […] Il faudra faire vite», a-t-elle soutenu. Les deux présidentes des fédérations ont dit vouloir planifier une rencontre avec Mme Marois au plus tard la semaine prochaine.

    Un cabinet d'ici 15 jours

    Mme Marois a réitéré son intention d'empêcher les firmes de construction reconnues coupables d'infractions criminelles d'obtenir des contrats du gouvernement; d'accélérer le développement du réseau des garderies; et de s'attaquer au recul du français en présentant une nouvelle loi 101.
     
    Elle prévoit avoir formé son conseil des ministres d'ici deux semaines.
     
    Quant à savoir pourquoi les Québécois lui ont refusé le gouvernement majoritaire qu'elle espérait, Mme Marois a affirmé que l'époque du bipartisme est révolue et que le multipartisme qui prévaut a vu les votes se diviser entre les différentes formations en lice.

    Avec La Presse canadienne












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