Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Élection 2012: attentat au Métropolis

    5 septembre 2012 00h47 | Marie-Andrée Chouinard | Québec
    Pauline Marois a dû interrompre son discours de manière soudaine en raison d'une attaque. Des informations laissent croire qu'un homme armé a été aussitôt arrêté par le SPVM, derrière la salle de spectacle où la chef du PQ s'adressait aux électeurs. Selon le SPVM, deux personnes seraient blessées et une personne aurait été arrêtée.<br />
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Pauline Marois a dû interrompre son discours de manière soudaine en raison d'une attaque. Des informations laissent croire qu'un homme armé a été aussitôt arrêté par le SPVM, derrière la salle de spectacle où la chef du PQ s'adressait aux électeurs. Selon le SPVM, deux personnes seraient blessées et une personne aurait été arrêtée.
    QUÉBEC 2012 - RÉSULTATS
    Consultez
    le graphique
    des résultats
    des élections
    au Québec


    Sitôt élue première ministre du Québec, Madame Pauline Marois semble avoir été la cible d'un attentat qui a fait deux personnes gravement blessées, sous les tirs d'un homme arrêté par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

    Digne d'une scène de film, mais bien campée dans la réalité, la victoire de la chef du Parti québécois (PQ) à la tête d'un gouvernement très minoritaire fut doublée par un attentat survenu au Métropolis alors que Mme Marois terminait le traditionnel discours de la victoire. Littéralement arrachée à son lutrin par deux gardes du corps de la SQ sous les yeux médusés de l'assemblée, Mme Marois a été retirée d'une scène houleuse qui se jouait tout juste derrière.

    Vers minuit trente, le SPVM a en effet confirmé qu'un homme âgé dans la cinquantaine et armé s'était introduit à l'arrière de la salle de spectacle, a tiré sur deux personnes, qui se trouvent dans un état critique. Il est ensuite sorti dehors, a démarré un incendie. Il fut arrêté peu après, alors que depuis l'intérieur, alors que la confusion la plus totale régnait quant à la séquence des événements.

    Cet événement dramatique a totalement éclipsé les résultats des élections qui, en fin de course, donnent à la victoire de Mme Marois une saveur amère. En effet, avec 54 sièges pour le PQ mais une opposition libérale formée de 50 députés, alors qu'on prédisait un balayage caquiste, la marge de manœuvre sera mince pour que le PQ vogue en mode changement.

    Mais il s'agit d'un soir de première: une femme dirigera le Québec, sous la baguette de la péquiste Pauline Marois. Mais la composition de son gouvernement minoritaire ne lui laisse pas les coudées franches espérées, et annonce une certaine paralysie pour des changements d'envergure. L'opposition sera libérale, mais dans le camp du PLQ, une course à la chefferie se profile car le premier ministre sortant Jean Charest a perdu au profit du péquiste Serge Cardin dans Sherbrooke. Deux voix solidaires viendront en appui à Mme Marois lorsqu'il le faudra, ont promis depuis l'Olympia les deux élus Amir Khadir et Françoise David.

    Sous les airs de «Ma chère Pauline, c'est à ton tour» et «On a gagné! On a gagné!», la chef du Parti québécois s'est adressée à ses partisans réunis au Métropolis en remerciant d'abord les électeurs de Charlevoix, qui lui ont largement donné leur confiance.

    Des vedettes qui brillent et des étoiles ternies

    Une heure quinze après la fermeture des bureaux de vote, on pouvait confirmer la réélection du député de Québec solidaire Amir Khadir dans Mercier. Chez les péquistes, des valeurs connues tels Bernard Drainville, Pierre Duchesne en successeur de Pierre Curzi dans Borduas, Jean-François Lisée dans Rosemont et Diane De Courcy (future ministre de l'Éducation?), présidente de la CSDM candidate dans Crémazie, feront partie du nouveau gouvernement.

    Dans Taschereau, la députée du PQ Agnès Maltais a emporté son pari et remporté un quatrième mandat, malgré les turbulences de la dernière année liée au projet de loi 204 et le financement de l'amphithéâtre.

    «Après avoir traversé des années difficiles, nous voici de retour. Nous avons retrouvé la confiance des Québécois», a-t-elle indiqué dans son comté tout juste après avoir été confirmée réélue.

    C'est la première fois qu'il vote, et il a dû voter pour lui: il s'agit, bien sûr, de Léo Bureau-Blouin, recrue vedette du PQ dans Laval-des-Rapides. Connu du public québécois à la faveur du célèbre printemps québécois, M. Bureau-Blouin se battait aux côtés du libéral Alain Paquet, vis-à-vis duquel il s'est retrouvé en pleines négociations de la crise étudiante, et une vedette de la CAQ, l'ex-présidente de l'Ordre des ingénieurs Maud Cohen, sur laquelle le chef François Legault fondait beaucoup d'espoirs.

    À la CAQ, Jacques Duchesneau a remporté son pari dans Saint-Jérôme, même s'il n'occupera pas les fonctions qu'il espérait dans un gouvernement caquiste qui ne sera pas. L'ancien directeur de l'UPAC avait fait campagne sur le thème de la corruption. «C'était un pari risqué mais une belle aventure», a-t-il exposé en entrevue sur les ondes de TVA.

    L'autre vedette Gaétan Barrette, avec lequel on devait offrir un médecin de famille par Québec en n'ajoutant aucun effectif additionnel, a été défaite. C'est le péquiste Mathieu Traversy qui conserve le comté.

    À Nicolet, le chef de la plus jeune formation politique Option nationale, Jean-Martin Aussant, a perdu sa place à l'Assemblée nationale. C'est le caquiste Donald Martel qui a remporté son siège.

    Libéraux réélus

    De tous les ministres sortants libéraux, à qui on avait prédit la vie dure, très peu ont perdu leurs élections: Christine St-Pierre, Raymond Bachand, Robert Dutil, Pierre Moreau, Jean-Marc Fournier, Sam Hamad, Lise Thériault, Nicole Ménard, Alain Paquet, Laurent Lessard, Dominique Vien et Marguerite Blais ont conservé leur comté, même si pour plusieurs les sondages laissaient croire à une possible déconvenue.

    Serge Simard, Pierre Corbeil, Clément Gignac, qui avait décidé d'affronter Agnès Maltais dans Taschereau, ont toutefois perdu la mise.
    Pauline Marois a dû interrompre son discours de manière soudaine en raison d'une attaque. Des informations laissent croire qu'un homme armé a été aussitôt arrêté par le SPVM, derrière la salle de spectacle où la chef du PQ s'adressait aux électeurs. Selon le SPVM, deux personnes seraient blessées et une personne aurait été arrêtée.<br />
Mme Marois arrivant au Métropolis ce mardi soir.<br />
Partisans péquistes en liesse. La marche vers le pouvoir de la chef péquiste Pauline Marois aura été longue et ardue. Son pari n'a pas été tout à fait remporté, l'appel à la majorité des sièges à l'Assemblée nationale n'a pas été entendu et le Québec pourrait bien replonger en campagne bien avant quatre ans. Deux voix solidaires viendront en appui à Pauline Marois lorsqu'il le faudra, ont promis depuis l'Olympia les deux élus Françoise David et Amir Khadir. Le vent de la Coalition avenir Québec n'aura pas soufflé assez fort pour réaliser le ménage promis à moult reprises par l'ancien péquiste François Legault.  Pauline Marois est réélue dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré. Il s'agit de la première des chefs de parti à voir son entrée confirmée; tous les autres, de Jean Charest à Françoise David, en passant par Amir Khadir, François Legault et Jean-Martin Aussant, ne peuvent encore en dire autant.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel