Retour du hockey professionnel à Québec - Jean Charest est contredit par Bédard et Péladeau
Québec – Le retour du hockey professionnel à Québec ne serait aucunement compromis par un éventuel retour au pouvoir du Parti québécois, ont soutenu lundi Mario Bédard et Pierre Karl Péladeau. « Ça n’a pas rapport », s’est exclamé M. Bédard, qui est le président de l’organisme J’ai ma place, qui vend des sièges virtuels depuis 2008 afin de financer la construction du futur amphithéâtre.
Le président de Québécor, M. Péladeau, a aussi fait savoir par son directeur des communications, Martin Tremblay, que peu importe le résultat de l’élection de mardi, le projet allait pouvoir aller de l’avant. MM. Bédard et Péladeau venaient de participer à la cérémonie « J’ai ma pelle », soit la première pelletée de terre symbolique de la construction de l’amphithéâtre.
Dimanche, Jean Charest a soutenu que l’éventuelle élection d’un gouvernement péquiste allait créer de l’instabilité économique, ce qui nuirait au déménagement d’une équipe professionnelle dans la capitale.
Il a réitéré ses propos lundi matin. En après-midi, il a participé à la pelletée de terre à laquelle des milliers de citoyens ont assisté. Plusieurs lui ont d’ailleurs demandé d’autographier leur pelle bleue.
Mais Mario Bédard, lui, s’est dit « très confiant » pour l’avenir : « J’ai parti ce projet-là [J’ai ma place] en me disant que si on avait un amphithéâtre, on aurait fort probablement un club de hockey. Là, l’amphithéâtre commence à se construire […]. Au plus tard en 2015, le hockey professionnel va être de retour à Québec », a-t-il prédit.
« Pensez-vous que tous les projets qui sont en route quand on change de gouvernement arrêtent ? Quand on a fait la promenade Samuel-de-Champlain, il y a eu des changements de gouvernement, elle a été faite pareil, la promenade. Peut-être que ça ne sera pas le même premier ministre qui va venir couper les rubans, il va se faire le Colisée, ne vous en faites pas. »
Peu d’inquiétude
En matinée lors de sa dernière conférence de presse de la campagne électorale, M. Charest avait refusé de commenter la nouvelle du quotidien The Globe and Mail de lundi matin selon laquelle les marchés ne s’étaient pas montrés nerveux devant le scénario d’un retour du Parti québécois au pouvoir.
La valeur des obligations du Québec a à peine fléchi depuis le début de la campagne, malgré la multiplication des sondages qui ont placé le Parti québécois en tête. « Marois s’est montrée bien raisonnable », a confié Ed Devlin, patron du Pacific Investment Management Co. LLC (Pimco), un des plus importants investisseurs au monde dans le domaine des obligations. Lorsqu’un reporter est revenu à la charge au sujet de cette égalité d’humeur des investisseurs, le chef libéral s’est réfugié dans l’humour : « Ils pensent probablement qu’on va être élus ! »








