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«Mon travail n’est pas terminé », clame Jean Charest

Le chef libéral refuse de commenter l’absence d’inquiétude sur les marchés à l’approche d’une victoire péquiste probable

3 septembre 2012 13h15 | Antoine Robitaille | Québec
Québec — Bien que les enquêtes d’opinion indiquent qu’il traîne de la patte dans les intentions de vote en général et dans celles des francophones en particulier, Jean Charest s’est dit confiant de rester au pouvoir après le scrutin du 4 septembre.

«J’ai confiance dans le résultat de demain», a-t-il répété à plusieurs reprises. Selon lui, une fois dans l’isoloir, les Québécois choisiront son parti puisqu’il représente, a-t-il répété, la «stabilité», la création d’emploi et la croissance.
 
Le chef libéral avait choisi la Promenade Samuel-de-Champlain, lundi matin, pour son dernier point de presse de la campagne électorale, lequel pourrait bien être aussi son dernier en tant que premier ministre.
 
Legs du gouvernement du Québec pour le 400e anniversaire de Québec en 2008, la promenade, est à l’image de son travail comme premier ministre, inachevé, a-t-il insisté. «Mon travail n’est pas terminé. Il n’est pas terminé. Ce qu’on a fait ici faut le continuer. Je demande aux Québécois de continuer ce travail-là dans la stabilité», a-t-il déclaré.
 
Le chef libéral est même allé à illustrer son propos avec le temps qu’il a fait durant cette campagne, laquelle s’est déroulée «sous un beau soleil, un temps ensoleillé qui est le reflet de ce que nous avons vécu au Québec dans les quatre dernières années». Affirmant que de porter au pouvoir son adversaire péquiste constituerait un grave «risque» car il conduirait le Québec dans une période troublée, faite d’instabilité, de référendums et de «perturbations», M. Charest a même affirmé que les Québécois préféreront «continuer à bien vivre».
 
Marchés peu inquiets

M. Charest a refusé de commenter la nouvelle du quotidien The Globe and Mail de lundi matin selon lequel les marchés ne s’étaient finalement pas montrés nerveux face au scénario d’un retour du Parti québécois au pouvoir. La valeur des obligations du Québec a à peine fléchi depuis le début de la campagne malgré la multiplication des sondages qui ont placé le Parti québécois en tête. 
 
«Marois s’est montré bien raisonnable», a confié Ed Devlin, patron du Pacific Investment Management Co. LLC (Pimco), un des plus importants investisseurs au monde dans le domaine des obligations. Lorsque le reporter est revenu à la charge avec sa question, Jean Charest s’est réfugié dans l’humour: «Ils pensent probablement qu’on va être élus!»
 
Aux électeurs de Québec tentés par la Coalition avenir Québec, il a répété qu’à ses yeux, un vote pour François Legault était un vote pour Pauline Marois et « pour son référendum».
 
M. Charest participera lundi à la cérémonie populaire «J’ai ma pelle», qui marque le début de la construction d’un nouvel amphithéâtre à Québec. Dimanche, il a soutenu à Québec qu’une élection du PQ risquait de nuire au retour d’une équipe de hockey professionnelle à Québec.
 
Le Devoir
 
 
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