Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Entente de principe entre Québec et les Atikamekws

Le conflit sur la gestion de territoires avait mené à un blocus forestier en Mauricie

1 septembre 2012 | La Presse canadienne | Québec

Une entente de principe est intervenue, la nuit dernière, entre les négociateurs atikamekws et du gouvernement du Québec concernant la cogestion et la protection du territoire.


L’entente de principe concerne les territoires des nations de Manawan, dans la partie nord de la région de Lanaudière, d’Opitciwan à 300 kilomètres à l’ouest de Roberval et de Wemotaci, sur les bords de la rivière Saint-Maurice.


Durant plusieurs jours à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet, il y avait eu blocus forestier, des Atikamekws empêchant la libre circulation des camions transportant du bois sur le territoire. Le 10 juillet, le blocus avait été suspendu pour permettre aux négociations d’avoir cours dans un climat plus serein.


En entrevue vendredi, le chef de la bande d’Opitciwan, Christian Awashish, a souligné que l’entente de principe portait bien sur le contenu, pas seulement sur le cadre de négociation. L’entente porte sur la cogestion du territoire, son développement, l’exploitation forestière et la protection du territoire, a-t-il précisé.


« On peut considérer ça, cette entente-là, comme une entente politique. Il n’y a pas de concession de droits de la nation atikamekw à ce niveau. Bref, c’est vraiment une entente politique, qui est une étape quand même importante dans l’établissement d’une nouvelle relation de nation à nation entre Québec et la nation atikamekw », a commenté le chef Awashish.


L’entente de principe parle de « cogestion paritaire », ce qui constitue un progrès, souligne-t-il. « Souvent, dans le passé, on faisait seulement l’objet de consultations ; on n’avait pas vraiment de mot à dire sur les différentes interventions qui étaient faites sur le territoire. Maintenant, avec cet acquis, il y a une position paritaire dans la planification et les décisions de développement sur le territoire. »


Il ne crie toutefois pas victoire trop vite, certains éléments cruciaux comme le versement de redevances devant encore faire l’objet de négociations jusqu’en juillet 2013.


L’entente de principe devra être soumise aux membres des communautés visées avant que les chefs de bande puissent la signer.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel