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    Marois envisage sa première rencontre avec Harper et dresse sa liste d'exigences

    31 août 2012 13h39 | La Presse canadienne | Québec
    Si elle est élue première ministre, la chef péquiste Pauline Marois demandera à rencontrer Stephen Harper rapidement, dans les jours ou semaines qui suivent, pour poser ses exigences au fédéral.

    Elle arriverait avec sa liste: le rapatriement des pouvoirs en matière d'assurance-emploi, de langue, de culture, et de communication. Mais elle est restée vague sur le délai qu'elle donnerait au premier ministre conservateur pour accéder à ses revendications.

    Elle se défend d'avoir une attitude de confrontation et affirme qu'elle serait polie, respectueuse mais «ferme» avec son vis-à-vis fédéral.

    «Je constituerai mon équipe ministérielle, et dans les jours qui vont suivre, dans les semaines qui vont suivre _ ce sera très court _ je prendrai contact avec M. Harper (si je suis élue)», a-t-elle déclaré dans un point de presse à l'hôtel de ville de Gatineau, en Outaouais, vendredi matin.

    Elle estime qu'il est possible d'avancer sur les quatre fronts simultanément. Cependant, elle a aussi laissé entendre que les négociations avec M. Harper pourraient être élargies, plus «globales», sans élaborer davantage.

    Quant à savoir quand M. Harper devra concéder les pouvoirs à un éventuel gouvernement péquiste, c'est une «question de mécanique», selon elle, et elle verra comment y donner suite.

    Inquiétée par la lecture des récents sondages suggérant que la majorité pourrait lui échapper, elle a aussi insisté pour dire qu'un gouvernement minoritaire serait un recul pour la souveraineté.

    «Diviser les voix des souverainistes, c'est faire reculer notre projet de souveraineté», a-t-elle lancé vendredi midi, devant des militants réunis à Buckingham, dans Papineau, un fief libéral dominé autrefois par Norman MacMillan mais qui pourrait basculer aux mains du PQ, selon certains sondages.

    Elle répondait ainsi à la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, qui courtise l'électorat péquiste insatisfait en soutenant que le PQ n'a pas le monopole de la souveraineté. Aux yeux de Mme Marois, il faut dissiper les chimères de Québec solidaire pour échapper aux attaques concertées des libéraux et des caquistes.

    «Dans un gouvernement minoritaire, ce sera très difficile de faire avancer au rythme où je le souhaiterais notre projet de souveraineté, parce que j'aurai devant moi deux partis d'opposition fédéralistes», a-t-elle détaillé en point de presse à Gatineau en matinée.

    «Je crois qu'il y a une illusion dans le fait que les gens pourraient imaginer qu'un siège ou deux de Québec solidaire pourraient faire toute la différence. Nous nous ferons attaquer de toutes parts par deux partis fédéralistes.»

    Mme Marois faisait campagne en Outaouais vendredi, un territoire réputé fédéraliste et libéral, mais qui serait tenté par CAQ. François Legault y a d'ailleurs fait campagne en début de semaine.

    Aux militants, elle a renouvelé son appel à la mobilisation, pour faire sortir le vote et convaincre un indécis.

     
     
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