Commissions scolaires – La CAQ attend la bataille juridique
L'Ancienne-Lorette – La Coalition avenir Québec s'attend à ce que son projet d'abolition des commissions scolaires soit contesté devant les tribunaux. Mais le parti estime avoir les appuis nécessaires pour obtenir gain de cause.
Un peu comme pour Hydro-Québec, François Legault a indiqué vendredi matin avoir «consulté des constitutionnalistes sur une base volontaire» avant d'élaborer sa stratégie. Et ces avis disent que le projet caquiste est tout à fait possible, a-t-il dit.
Selon un conseiller de M. Legault, la CAQ sait toutefois qu'«il y aura des contestations». Deux écueils apparaissent: le question des commissions scolaires anglophones et celle de la démocratie scolaire.
Le Devoir rappelait vendredi que CAQ promet d’abolir les 72 commissions scolaires du Québec. Leurs responsabilités seraient confiées aux écoles et à 39 centres de services devant être créés. Les élections scolaires seraient abolies. Ce seraient plutôt des fonctionnaires nommés par le gouvernement qui géreraient les centres de service. Neuf de ces centres seraient réservés à la communauté anglophone. Plusieurs constitutionnalistes prédisent des obstacles majeurs à ce projet.
La CAQ juge toutefois que la création des neuf centres anglophones contourne le problème linguistique et permettrait à la minorité anglophone de conserver la gestion réelle de son réseau scolaire. «Ces centres de services seront pilotés par des anglophones», indique le conseiller de M. Legault.
Quant au volet de la représentation, la CAQ dit que la «démocratie va se transférer de la commission vers les écoles, avec les conseils d'établissement».
D'autres détails suivront.








