La foi fédéraliste de Legault menace les intérêts du Québec, dit la chef péquiste
« Je comprends qu’il est devenu plus fédéraliste que tous les fédéralistes québécois. Il se définit comme Canadien. Il partage même les valeurs économiques et les politiques budgétaires de M. Harper. Et comble de tout, il signerait même la Constitution. C’est du jamais vu. Jamais M. Charest n’est allé aussi loin, jamais M. Bourassa n’est allé aussi loin », a tonné la chef du Parti québécois.
Elle interprétait ainsi une entrevue accordée par M. Legault au quotidien The Gazette. Dans cet entretien publié jeudi, François Legault se dit « Canadien » et soutient qu’il aura une bonne relation avec le gouvernement de Stephen Harper.
Il y répète aussi ce qu’il dit depuis le début de la campagne — et qu’il a résumé jeudi à Saint-Georges : « Si on réussit notre objectif d’avoir d’ici dix ans un revenu moyen plus élevé au Québec que dans le reste du Canada et de payer de la péréquation au lieu d’en recevoir, ce sera bon pour tout le monde, a-t-il expliqué en Beauce. Pour ceux qui voudront dans 10 ou 15 ans renégocier la constitution avec le gros bout du bâton, et pour ceux qui veulent faire la souveraineté du Québec. »
Selon Pauline Marois, la position de François Legault par rapport à Ottawa est en deçà de la position du chef libéral Jean Charest et de son prédécesseur Robert Bourassa. « M. Legault ne serait même pas capable de défendre nos intérêts », a-t-elle dit. Il s’est « mis à genoux, couché par terre, avant même d’avoir commencé à avoir des échanges avec Ottawa ». Le candidat péquiste Bernard Drainville a quant à lui qualifié François Legault de « Capitaine Canada ».
Division
Pour le principal intéressé, Pauline Marois « essaie de diviser les Québécois. Elle pense à ses intérêts personnels. C’est le pouvoir à tout prix. C’est rendu que si on n’est pas avec le PQ, il faut passer un test de sang pour savoir si on aime le Québec. Je veux envoyer un message très clair à Mme Marois : elle n’a pas le monopole de l’attachement pour le Québec ».
***
Avec Patrice Bergeron de La Presse canadienne








