Allégations de Duchesneau - Des preuves ou des excuses
L’ex-chef de police a affirmé mercredi que des ministres actuels avaient mis le pied sur le yacht du magnat de la construction faisant actuellement face à la justice. Mais le chef libéral - qui martèle que ces allégations sont fausses - répète que M. Duchesneau doit avancer la preuve de ses dires ou alors « s’excuser et se rétracter ».
« S’il ne le fait pas dans les prochaines heures […] eh bien, on aura tous compris qu’il a menti », a tranché M. Charest.
Cet épisode en dit beaucoup sur François Legault, a avancé le chef libéral en point de presse à Montréal jeudi. Selon lui, le fait que le leader de la Coalition avenir Québec (CAQ) envisage de faire de l’ex-directeur de l’Unité anticollusion son bras droit dans un éventuel gouvernement démontre son manque de jugement.
« François Legault, lui, pense que cette personne-là devrait être vice-premier ministre du Québec et nommer les ministres. C’est ça qu’on a compris. Alors moi, là-dessus, je pense que c’est le jugement de François Legault qu’on doit remettre en question », a-t-il résumé.
Il a rappelé que M. Duchesneau, qui a confié à la commission Charbonneau qu’il avait lui-même coulé le rapport de l’Unité anticollusion auprès de journalistes, avait d’abord soutenu qu’il ne connaissait pas l’origine de la fuite. « Si François Legault tolère ça, les Québécois sauront à quoi s’en tenir au sujet de François Legault. »
M. Charest a été accueilli pour une deuxième fois en autant de jours par des manifestants venus exprimer bruyamment mais pacifiquement leur désaccord envers ses politiques.








