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Allégations de Duchesneau: Charest estime que tous concluront qu'il a menti

30 août 2012 16h09 | La Presse canadienne | Québec
Si le candidat caquiste Jacques Duchesneau ne fournit pas la preuve de ses allégations sur des ministres libéraux qui auraient séjourné sur le bateau de Tony Accurso, tous auront compris qu'il a menti, a conclu Jean Charest.

L'ex-chef de police a affirmé mercredi que des ministres actuels avaient mis le pied sur le yacht du magnat de la construction faisant actuellement face à la justice.
 
Mais le chef libéral – qui martèle que ces allégations sont fausses – répète que M. Duchesneau doit avancer la preuve de ses dires ou alors «s'excuser et se rétracter».
 
«S'il ne le fait pas dans les prochaines heures (...), eh bien, on aura tous compris qu'il a menti», a tranché M. Charest.
 
Cet épisode en dit beaucoup sur François Legault, a avancé le chef libéral en point de presse à Montréal jeudi. Selon lui, le fait que le leader de la Coalition avenir Québec (CAQ) envisage faire de l'ex-directeur de l'Unité anticollusion son bras droit dans un éventuel gouvernement démontre son manque de jugement.
 
«François Legault, lui, pense que cette personne-là devrait être vice-premier ministre du Québec et nommer les ministres. C'est ça qu'on a compris. Alors moi là-dessus, je pense que c'est le jugement de François Legault qu'on doit remettre en question», a-t-il résumé.
 
Il a rappelé que M. Duchesneau, qui a confié à la Commission Charbonneau avoir lui-même coulé le rapport de l'Unité anticollusion auprès de journalistes, avait d'abord soutenu qu'il ne connaissait pas l'origine de la fuite.
 
«Si François Legault tolère ça, les Québécois sauront à quoi s'en tenir au sujet de François Legault.»
 
M. Charest a été accueilli pour une deuxième fois en autant de jours par des manifestants venus exprimer bruyamment mais pacifiquement leur désaccord envers les politiques de Jean Charest.
 
Jeudi, son point de presse s'est déroulé avec en bruit de fond les slogans d'une trentaine de manifestants réclamant plus de logements sociaux.


Par Fannie Olivier
 
 
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