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    Marois écarte la gratuité scolaire

    Legault ouvre la porte à un compromis sur la hausse des droits de scolarité

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	Pauline Marois a fait campagne au cégep de Sorel-Tracy lundi. La chef péquiste a indiqué qu’il est irréaliste de promettre la gratuité scolaire de la maternelle à l’université, comme le fait Québec solidaire.</div>
    Photo: La Presse canadienne (photo) Ryan Remiorz
    Pauline Marois a fait campagne au cégep de Sorel-Tracy lundi. La chef péquiste a indiqué qu’il est irréaliste de promettre la gratuité scolaire de la maternelle à l’université, comme le fait Québec solidaire.
    Sorel et à Saint-Alexandre – Même si elle s’est engagée à tenir un sommet sur l’éducation supérieure où toutes les options seraient discutées, Pauline Marois a déjà fait son nid : il n’est pas question pour elle d’instaurer la gratuité à l’université.
     
    De son côté, François Legault a ouvert la porte à un compromis : la hausse des droits de scolarité proposée par la CAQ de 200 $ par an pendant cinq ans pourrait faire l’objet de discussions avec les associations étudiantes.
     
    Pauline Marois a conclu à l’impossibilité pour l’État d’étendre la gratuité scolaire aux études universitaires. « Je ne peux pas dire à la population du Québec que c’est possible d’avoir la gratuité », a répondu Pauline Marois, en anglais, à un journaliste qui l’interrogeait. « Ce que je dis à la personne qui veut voter pour Québec solidaire, c’est que ce n’est pas possible parce que si vous faites ça, nous ne ferons rien d’autre et nous devons respecter tous les autres membres de la population, tous les citoyens. »
     
    En mai dernier, en promettant de tenir un sommet sur l’éducation supérieure si elle prenait le pouvoir, Pauline Marois avait affirmé que la position qu’y défendrait le gouvernement était l’indexation des droits de scolarité une fois annulée la hausse décrétée par le gouvernement Charest. Mais elle ajoutait que toutes les propositions des étudiants, y compris la gratuité scolaire, seraient considérées. Aucun sujet n’était « tabou », avait-elle dit.

    François Legault se dit prêt à s’asseoir avec les associations dès le jour 1 d’un gouvernement de la CAQ. Et l’offre inclut la CLASSE, « tant qu’elle est de bonne foi pour trouver une entente raisonnable et [qu’elle ne s’efforce pas] de détruire le système capitaliste et de viser la gratuité, qui est refusée même par Mme Marois », a mentionné le chef caquiste.
     
    Quelques jours avant le déclenchement de la campagne électorale, François Legault avait proposé une hausse établie à 200 $ par année pendant 5 ans (1000 $ à terme), à mi-chemin entre les propositions du Parti québécois (l’indexation) et du Parti libéral (254 $ par année pendant 7 ans, 1770 $ à terme). L’offre avait été rapidement rejetée par les associations étudiantes.
     
    François Legault dit donc avoir le « goût de discuter et d’expliquer » aux étudiants les vertus de sa proposition. « Les étudiants ont proposé d’utiliser le crédit d’impôt sur les frais [quelque 120 millions] pour réduire la hausse des droits de scolarité. Nous, on propose de l’utiliser pour bonifier les prêts et bourses. On trouve plus équitable de donner plus d’aide aux jeunes familles que de donner le même montant à tout le monde par une baisse des frais de scolarité. »

    Pour sa part, la chef péquiste a répété son engagement d’abolir la loi 12 (le projet de loi 78). Elle estime que la crise étudiante n’est pas résolue, même si les étudiants des cégeps qui étaient en grève au printemps ont repris leurs cours dans le calme. « C’est le feu qui dort sous la cendre », a-t-elle dit. Pauline Marois croit pouvoir régler la crise par « la concertation, le dialogue », ce qui « a toujours été l’approche du Parti québécois ».
     
    Pour la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, la chef péquiste n’aura pas d’autre choix que d’aborder sérieusement la question de la gratuité, surtout si des membres de son parti le demandent. « J’ai déjà entendu des candidats péquistes qui ont dit qu’ils étaient en faveur de la gratuité. Je ne pense pas que la position personnelle de Mme Marois va empêcher que ça soit discuté », a-t-elle dit.
     
    Si la FEUQ incite les gens à voter contre le Parti libéral et la CAQ, elle n’a jamais suggéré d’élire un parti plutôt qu’un autre. Idem pour la Coalition large de l’Association d’une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), qui n’a pas voulu orienter le vote. L’organisme, qui prône la gratuité, a indiqué au Devoir qu’il était encore trop tôt pour se prononcer sur l’influence des propos de Mme Marois, la tenue du sommet n’étant pas assurée.

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    Avec Lisa-Marie Gervais












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