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    Le vote hors circonscription ne fait pas l’unanimité

    Les associations étudiantes déplorent la complexification du processus de vote

    27 août 2012 |Jessica Nadeau | Québec
    L’application de nouvelles mesures permettant aux électeurs de voter hors-circonscription devrait faciliter le vote des jeunes qui étudient à l’extérieur. Et pourtant, les associations étudiantes croient que ce processus vient plutôt compliquer la démarche pour les jeunes.

    Pour la première fois, tous les électeurs du Québec pourront voter dans une circonscription qui n’est pas la leur, en fonction de nouvelles mesures visant à rendre le vote plus accessible, notamment pour « les travailleurs, étudiants et personnes hébergées pour recevoir des soins », explique-t-on au bureau du Directeur général des élections (DGE).


    Depuis vendredi, les électeurs peuvent se rendre au bureau du directeur de scrutin de la circonscription où ils se trouvent. Ils reçoivent alors la liste des candidats de leur circonscription et remplissent un bulletin en blanc qui est scellé puis envoyé par la poste au bureau du DGE à Québec où l’on procède au dépouillement. Les résultats seront enfin acheminés à la circonscription pour que le vote soit comptabilisé le soir du 4 septembre.


    Pour s’assurer qu’un électeur ne vote pas deux fois, son nom est rayé sur la liste électorale, et le citoyen doit signer une déclaration solennelle. « Étant donné les délais que cela suppose, il était impossible de faire voter les électeurs le jour du 4 septembre », précise Caroline Paquin, agente d’information au bureau du DGE.


    Interrogée sur la question du vote des jeunes que la mesure semble vouloir favoriser, Mme Paquin affirme que la décision a été prise bien avant que la question estudiantine ne soulève les passions au printemps dernier.


    En fait, la modification vient d’une proposition du DGE qui voulait, au départ, instaurer le vote par correspondance afin de rendre le vote le plus accessible possible. Les partis politiques ayant refusé, le DGE avait alors proposé cette solution de rechange qui a fait l’unanimité. La nouvelle mesure a été testée dans les circonscriptions d’Argenteuil et de LaFontaine aux dernières élections partielles. Peu de gens s’en étaient alors prévalus.


    Bien que le bureau du DGE ne puisse chiffrer le nombre de citoyens visés par cette mesure, on espère qu’elle permettra de faire augmenter le taux de participation.


    « Le processus a été simplifié, précise Caroline Paquin. Avant, le vote devait se faire en deux étapes. Maintenant, tout se fait en une seule étape. » Il fallait, par le passé, effectuer un changement d’adresse officiel et voter dans la nouvelel circonscritpion.

     

    Réactions étudiantes


    Mais loin de se réjouir de ces améliorations, les associations étudiantes dénoncent cette mesure qui complique le vote des jeunes. « Plusieurs jeunes votent pour la première fois. Et là, on leur dit : “tu ne peux pas voter le 4 septembre, mais avant. Tu dois voter ailleurs, soit au bureau du directeur de scrutin”. Tout cela rend la démarche extrêmement complexe », affirme Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).


    Lorsqu’elles ont pris connaissance de cette nouvelle mesure, les associations étudiantes sont sorties pour dénoncer ce processus qui était « inapproprié à la réalité étudiante ».


    Elles ont envoyé une série de recommandations au DGE, notamment sur l’implantation de bureaux de vote dans les cégeps et les universités. « Ça fait longtemps que nous demandons un bureau de scrutin dans tous les cégeps et les universités, mais le PLQ s’y est opposé », rappelle Éliane Laberge.


    Elle encourage néanmoins les jeunes à voter et dit travailler d’arrache-pied pour faire connaître ces nouvelles mesures dans les établissements scolaires. Mais elle déplore que les étudiants qui votent hors circonscriptions ne puissent pas bénéficier d’un congé de quatre heures, comme c’est le cas pour les citoyens qui voteront le 4 septembre.













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