Lettre - 210 000 ménages disparus du radar politique?
La campagne électorale tire à sa fin, et les enjeux concernant le logement et la pauvreté sont pratiquement mis au rancart par les trois principaux partis politiques.
Alors qu’au Québec plus de 210 000 ménages locataires ont des besoins impérieux de logement, que des régions entières sont aux prises avec un taux d’inoccupation de logements locatifs en deçà de 1 %, les problèmes de pénurie, de salubrité ou d’incapacité de payer ne font pas partie des préoccupations des chefs. Auraient-ils honte ou peur de prendre des engagements en faveur du logement social et d’une meilleure redistribution de la richesse (révision de la fiscalité, rehaussement du salaire minimum et des prestations d’aide sociale, etc.) ? Le revenu et le logement sont pourtant des déterminants de la santé…
À deux reprises, le FRAPRU leur a demandé de prendre position concernant le logement social ; il n’a reçu aucune réponse. Seul le PQ a pris un engagement somme toute sans grande envergure. Apparemment, pour le PLQ et la CAQ, la situation des locataires mal logés, ce n’est pas intéressant. À croire que, dans leur projet de société, il y a des citoyennes et des citoyens qui ne comptent pas.
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Jean-Claude Laporte - Responsable des dossiers québécois au FRAPRU Montréal, le 23 août 2012








