Jean Charest n'en veut pas à Robert Lepage et défend l'aide à la culture
Gatineau - Jean Charest dit ne pas en vouloir à Robert Lepage, lequel a annoncé jeudi qu'il appuyait Pauline Marois dans l'actuelle campagne électorale. M. Lepage était même l'invité surprise à un rassemblement péquiste à Québec cette semaine. Or, le gouvernement libéral a consenti une aide de 30 millions de dollars au projet du Diamant à Québec, nouvelle salle de spectacle qui jouxtera le Capitole, Place d'Youville.
Le chef libéral a dit n'avoir «aucun reproche à formuler» à l'endroit de l'auteur de la Trilogie des Dragons qu'il tient pour un «des grands artistes du Québec». Le dramaturge a «parfaitement le droit de s'exprimer sur le plan politique», a insisté M. Charest, ajoutant qu'il «aimait beaucoup» l'homme.
À ceux qui estiment que l'appui au Diamant de M. Lepage par son gouvernement était purement électoraliste, M. Charest a rétorqué qu'il suit la progression de ce projet depuis que Robert Lepage a présenté sa première mouture. «Je ne me suis pas intéressé à ça la veille de l'élection!»
Le soutien de l 'État est important
Souveraineté, «carré rouge», peu importe les opinions politiques des artistes, M. Charest leur a garanti leur soutien s'il était réélu. «On y croit profondément. Et c'est un milieu qui est très diversifié, un milieu vivant. Et sur le plan politique, ils peuvent avoir des opinions... ils y ont parfaitement le droit. Et nous on vit très bien avec ça. Le fait que l'État les appuie financièrement me semble très important.»
Une fronde du milieu culturel s'était levée lorsque la ministre de la Culture Christine St-Pierre avait semblé attaquer le conteur Fred Pellerin en soutenant que le carré rouge qu'il portait en appui à la lutte pour la grève étudiante était un symbole de violence et d'intimidation. La ministre s'était excusée à l'Assemblée nationale.
Lorsque Le Devoir a demandé au chef libéral ce qu'il répondait à ceux qui remettent en question l'appui de l'État à la culture et aux «tartistes» (une expression courante chez ceux critiquent), il a rappelé que son gouvernement avait poursuivi et complété le dossier de la convention internationale sur la diversité des expressions culturelles. Un document juridique adopté par l'UNESCO qui légitime l'appui étatique à la culture afin de la soustraire aux règles du commerce international.
«Ça, ça fait partie de ce que nous défendons et de ce que nous allons toujours défendre. C'est un milieu que nous aimons beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et que nous allons toujours soutenir», a martelé M. Charest. Malgré des finances publiques difficiles et une crise économique, a fait remarquer M. Charest, le budget du ministère de la Culture a augmenté de 35% dans les dernières années. Le chef libéral a inscrit son action dans la lignée de politiques culturelles passées du PLQ, rappelant Georges-Émile Lapalme, ancien chef libéral qui avait été le premier ministre de la Culture du Québec.
Quatre mesures
Enfin, Jean Charest a annoncé quatre mesures pour «accroître la diffusion de la culture» notamment dans les régions du Québec. «La culture c'est l'économie, c'est l'emploi», a-t-il déclaré. D'abord, un accroissement de l'offre d'émissions jeunesse et de contenu web (15 millions $); ensuite la création d'un programme d'aide aux distributeurs de films québécois (7 millions $); une bonification de l'enveloppe aux diffuseurs pluridisciplinaires (6 millions $). Enfin un projet pilote dont le mandat sera de mettre sur pied et gérer un réseau média web, lequel sera géré par Télé-Québec. Ce dernier point constitue une réponse au Rapport Payette, a expliqué M. Charest.
Le chef libéral a dit n'avoir «aucun reproche à formuler» à l'endroit de l'auteur de la Trilogie des Dragons qu'il tient pour un «des grands artistes du Québec». Le dramaturge a «parfaitement le droit de s'exprimer sur le plan politique», a insisté M. Charest, ajoutant qu'il «aimait beaucoup» l'homme.
À ceux qui estiment que l'appui au Diamant de M. Lepage par son gouvernement était purement électoraliste, M. Charest a rétorqué qu'il suit la progression de ce projet depuis que Robert Lepage a présenté sa première mouture. «Je ne me suis pas intéressé à ça la veille de l'élection!»
Le soutien de l 'État est important
Souveraineté, «carré rouge», peu importe les opinions politiques des artistes, M. Charest leur a garanti leur soutien s'il était réélu. «On y croit profondément. Et c'est un milieu qui est très diversifié, un milieu vivant. Et sur le plan politique, ils peuvent avoir des opinions... ils y ont parfaitement le droit. Et nous on vit très bien avec ça. Le fait que l'État les appuie financièrement me semble très important.»
Une fronde du milieu culturel s'était levée lorsque la ministre de la Culture Christine St-Pierre avait semblé attaquer le conteur Fred Pellerin en soutenant que le carré rouge qu'il portait en appui à la lutte pour la grève étudiante était un symbole de violence et d'intimidation. La ministre s'était excusée à l'Assemblée nationale.
Lorsque Le Devoir a demandé au chef libéral ce qu'il répondait à ceux qui remettent en question l'appui de l'État à la culture et aux «tartistes» (une expression courante chez ceux critiquent), il a rappelé que son gouvernement avait poursuivi et complété le dossier de la convention internationale sur la diversité des expressions culturelles. Un document juridique adopté par l'UNESCO qui légitime l'appui étatique à la culture afin de la soustraire aux règles du commerce international.
«Ça, ça fait partie de ce que nous défendons et de ce que nous allons toujours défendre. C'est un milieu que nous aimons beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et que nous allons toujours soutenir», a martelé M. Charest. Malgré des finances publiques difficiles et une crise économique, a fait remarquer M. Charest, le budget du ministère de la Culture a augmenté de 35% dans les dernières années. Le chef libéral a inscrit son action dans la lignée de politiques culturelles passées du PLQ, rappelant Georges-Émile Lapalme, ancien chef libéral qui avait été le premier ministre de la Culture du Québec.
Quatre mesures
Enfin, Jean Charest a annoncé quatre mesures pour «accroître la diffusion de la culture» notamment dans les régions du Québec. «La culture c'est l'économie, c'est l'emploi», a-t-il déclaré. D'abord, un accroissement de l'offre d'émissions jeunesse et de contenu web (15 millions $); ensuite la création d'un programme d'aide aux distributeurs de films québécois (7 millions $); une bonification de l'enveloppe aux diffuseurs pluridisciplinaires (6 millions $). Enfin un projet pilote dont le mandat sera de mettre sur pied et gérer un réseau média web, lequel sera géré par Télé-Québec. Ce dernier point constitue une réponse au Rapport Payette, a expliqué M. Charest.








