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Françoise David câle les «caribous»

Québec solidaire propose un RRQ plus généreux pour les retraités

25 août 2012 | Marco Bélair-Cirino | Québec
Québec – La volte-face de la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, sur le référendum d’initiative populaire (RIP), tombe à pic pour Québec solidaire (QS). À la veille du Grand Rassemblement pour la souveraineté qui se déroulera samedi après-midi au marché Maisonneuve, à Montréal, plusieurs artistes, dont l’auteur-compositeur-interprète Richard Desjardins, la coporte-parole de QS Françoise David a dit souhaiter voir accourir des milliers de péquistes trépignant d’impatience à l’idée de se prononcer à nouveau sur le projet d’indépendance du Québec vers sa formation politique.

« Si de plus en plus de gens dans la population décident qu’après tout il n’y a plus de vaisseau amiral de la souveraineté [mais plutôt] une flottille et que Québec solidaire en fait très sérieusement partie […], j’en serai ravie », a déclaré Françoise David, - qui a le vent dans les voiles depuis le débat des chefs - en plein fief péquiste, Taschereau. L’ex-syndicaliste Serge Roy compte ravir la circonscription à la députée du PQ, Agnès Maltais.


La souveraineté constitue l’un des cinq grands thèmes de la campagne électorale de Québec solidaire, a rappelé Mme David, hier, se défendant de faire un pied de nez au Parti québécois en courtisant ouvertement les souverainistes.


« Moi, je leur suggère de voter pour nous. Avec nous, ils ont un projet clair de démarche vers l’indépendance du Québec dans le premier mandat », a affirmé Mme David. « On ne change pas d’idée tous les jours », a-t-elle ajouté dans un clin d’oeil à la pirouette effectuée par la chef péquiste au terme de son face-à-face avec le chef caquiste, François Legault, sur les suites à donner à un RIP sur l’indépendance du Québec.

 

« Retraite digne »


Par ailleurs, Mme David a indiqué hier que, s’il devait être élu, Québec solidaire compte bonifier progressivement le régime de retraite « public » et « universel », le Régime des rentes du Québec (RRQ), afin d’assurer à tous les Québécois un « revenu décent » fixé à 60 % de la moyenne du revenu qu’ils ont gagné durant leur vie active.


« Ça nous paraît un minimum pour avoir une retraite simplement décente et pour pouvoir vivre la tête en dehors de l’eau », a déclaré vendredi après-midi la coporte-parole de QS devant l’Hôpital de Québec, avant de préciser qu’il n’était « pas question » pour autant de mettre la hache dans les régimes complémentaires.


« Tant qu’à investir dans des régimes privés de retraite où les frais de gestion coûtent très cher […] on préfère que l’État organise lui-même un système public de retraite », a-t-elle dit, avant de bavarder avec des résidants et des préposées aux bénéficiaires de l’établissement. « Je vous ai vue quelque part… Ah oui ! Vous êtes la dame de la télévision… »

 
 
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