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    Marois présente son cadre financier, mais est rattrapée par les RIP

    24 août 2012 15h13 |La Presse canadienne | Québec
    Québec — Critiquée depuis plusieurs jours par ses adversaires, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a finalement présenté son cadre financier, vendredi, mais les questions entourant les référendums d'initiative populaire l'ont vite rattrapée.

    En conférence de presse à Québec, Mme Marois a affirmé que le cadre financier du PQ prévoit des dépenses additionnelles de 992 millions en cinq ans. Il s'agit d'environ 200 millions par année, financés par la croissance économique prévue au budget 2012-2013. Le parti propose d'abolir la taxe santé, de hausser les redevances et de faire croître les impôts des citoyens gagnant plus de 130 000 $ tout en s'attaquant à la dette.

    Quant à l'augmentation des dépenses de programmes, le PQ estime être en mesure de les plafonner à 2,4 % pendant cinq ans. La formation prédit le retour à l'équilibre budgétaire dès l'an prochain.

    La chef péquiste était talonnée depuis plusieurs jours par ses adversaires qui attendaient de pied ferme ses engagements chiffrés. Le chef libéral Jean Charest piaffait d'impatience.

    «Québec solidaire a déposé son cadre financier. Dieu du ciel, avant les débats!», s'est-il exclamé, estimant que Pauline Marois a ainsi évité de débattre de son cadre durant les débats, contrairement à tous les autres partis.

    La marmite référendaire bouillonne

    Mme Marois aurait probablement aimé mettre le couvercle sur la marmite de la stratégie référendaire, mais le sujet est revenu une fois de plus sur le tapis, vendredi.

    Interrogée par les journalistes, la chef du PQ a déclaré qu'au nom de «l'intérêt supérieur du Québec», elle pourrait refuser de tenir un référendum sur la souveraineté exigé par les citoyens par le biais d'un Référendum d'initiative populaire (RIP).

    Elle a de plus admis qu'une telle requête créerait une pression énorme sur le gouvernement. Mais elle a répété, comme elle l'avait fait la veille, que l'Assemblée nationale aura le dernier mot sur la décision de tenir ou non un troisième référendum sur la souveraineté.

    «On permet à la population d'exprimer sa voix et une fois que cette voix s'est exprimée, il faudra avoir de très bonnes raisons pour dire non. Mais on pourra en avoir dans certaines circonstances», a dit la chef péquiste en point de presse.

    L'un des motifs qui pourraient justifier le refus du gouvernement de relancer le processus référendaire est "l'intérêt supérieur du Québec", a souligné Mme Marois en point de presse à La Pocatière, sans expliciter davantage.

    En vertu de la formule des RIP, adoptée par le PQ en janvier sous l'impulsion du député Bernard Drainville, un registre regroupant les signatures de 850 000 électeurs ou 15 pour cent de l'électorat serait en principe suffisant pour enclencher un référendum sur la souveraineté.

    Au cours d'une entrevue à RDI, jeudi, M. Drainville a estimé qu'un gouvernement péquiste qui ignorerait la «volonté démocratique» de 850 000 signataires pro-référendum paierait un prix politique «énorme» pour avoir «floué» la population.

    Mme Marois, qui marche sur des œufs depuis le début de la campagne électorale au sujet de ses intentions référendaires, a nié tout désaccord vendredi avec son candidat.
    «Nous nous sommes parlés hier et il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier qui nous sépare. [...] Ce que je dis et ce que lui dit, c'est que ça crée une force de pression très importante. Cependant, c'est consultatif et l'autorité revient à l'Assemblée nationale», a-t-elle déclaré.

    Après avoir annoncé quelques engagements à La Pocatière en matière de développement régional, la chef péquiste est revenue à Québec pour y présenter le cadre financier de son parti.

    Le PQ est le dernier parti politique à se livrer à cet exercice comptable, plusieurs jours après le Parti libéral, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.












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