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QS juge que le PQ inquiète lorsqu'il parle d'immigration

23 août 2012 16h24 | La Presse canadienne | Québec
Amir Khadir, coporte-parole de Québec solidaire et candidat dans Mercier, croit qu'avec ses récentes positions sur une citoyenneté québécoise, le PQ ne réussit qu'à dresser les uns contre les autres.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Amir Khadir, coporte-parole de Québec solidaire et candidat dans Mercier, croit qu'avec ses récentes positions sur une citoyenneté québécoise, le PQ ne réussit qu'à dresser les uns contre les autres.
Québec solidaire juge que le Parti québécois sème l'inquiétude lorsqu'il parle d'immigration, des anglophones ou des membres des Premières Nations.

Amir Khadir, coporte-parole de Québec solidaire et candidat dans Mercier, croit qu'avec ses récentes positions sur une citoyenneté québécoise, le PQ ne réussit qu'à dresser les uns contre les autres.
 
Pour M. Khadir, plutôt que de contraindre, il faut faire preuve d'ouverture et mettre en oeuvre des objectifs d'intégration et de francisation.
 
Québec solidaire propose de hausser le soutien financier aux associations et organismes communautaires qui oeuvrent à l'accueil et à l'intégration des immigrants.
 
La formation injecterait 50 millions supplémentaires dans le programme de francisation, une somme qui s'ajouterait aux 350 millions pour la reconnaissance des organismes communautaires du Québec.
 
Les milieux de travail, principaux vecteurs de l'intégration, seraient également ciblés pour faciliter l'ancrage des nouveaux arrivants au Québec.
 
Québec solidaire compte aussi oeuvrer à franciser toutes les entreprises de 10 employés et plus. « Amener les milieux de travail à s'adapter et s'ouvrir pour l'équité en emploi. Notre virage économique implique aussi le soutien aux entreprises d'insertion sociale pour les nouveaux arrivants », a précisé jeudi M. Khadir.
 
Pour atteindre cet objectif, Amir Khadir avance qu'il faut aussi démontrer une forte volonté politique qui passe par des nominations destinées à « briser des clichés ».
 
Le candidat de gauche souligne qu'à chaque année le bureau du premier ministre nomme plusieurs dizaines de personnes à différents postes d'influence et de pouvoir dans des organismes publics et parapublics.
 
« Au cours des dernières années, ce fut le désert total pour les citoyens issus de l'immigration. Imaginez si un gouvernement souverainiste avait nommé Michaëlle Jean aux plus hautes fonctions de l'État plutôt que des fédéralistes », a indiqué M. Khadir, convaincu que le gouvernement se doit d'envoyer des messages clairs.
 
 
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