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Référendum: Legault voterait non, mais c'est tout

Le chef de la CAQ ne ferait pas campagne

23 août 2012 10h37 | Guillaume Bourgault-Côté | Québec
Montréal — François Legault se dit convaincu que Pauline Marois n'aura pas le choix de déclencher un référendum si elle est élue. Et quand elle le fera, il votera non. Mais c'est tout.

Pas question, donc, de faire campagne pour la promotion de l'unité canadienne, a répété le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) jeudi matin à Montréal.  Mais il n'a pas voulu préciser quelle attitude il adopterait advenant une campagne référendaire.

Questionné à savoir si un chef de parti national pourrait se permettre de rester sur la ligne de touche pendant une campagne, M. Legault a éludé. «Ce que je vous dis, c'est qu'on va se battre et je vais être à la tête d'une équipe qui va se battre pour qu'on n’ait pas de référendum. On n’en veut pas.»

Mais si ce référendum survient, que se passera-t-il? «Je ne défendrai ni l'unité canadienne, ni la souveraineté. On doit laisser les horizons ouverts pour la prochaine génération», a-t-il répondu.

Le chef caquiste a aussi demandé à Pauline Marois de clarifier sa position concernant le caractère exécutoire ou consultatif des référendums d'initiative populaire (RIP) qu'elle veut introduire. Lors du débat de mercredi, Mme Marois a d'abord laissé entendre qu'un RIP demandant un référendum sur la souveraineté et qui recueillerait 15 % de signatures (850 000 personnes) obligerait le gouvernement à déclencher un référendum.

Or, quelques minutes après le débat, elle a expliqué aux journalistes qu'un tel RIP ne serait que «consultatif» et ne lierait pas le gouvernement. «Ou c'est tout un flip flop, ou elle essaie de nous en passer une petite vite et le chat est sorti du sac», a lancé M. Legault. C'est extrêmement inquiétant, et la population doit prendre conscience de ce danger. Je lui demande d'agir de manière responsable, de changer d'idée et de dire clairement qu'il n'y aura pas de RIP sur la souveraineté.»

M. Legault estime que ce flou découle du fait que «Mme Marois a abandonné en janvier le contrôle de l'agenda référendaire aux extrémistes pour sauver son leadership».

La caravane de la CAQ se dirige vers Québec en après-midi, et Valley-Jonction en soirée.
 
 
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