François Legault assure ne pas «haïr» les syndicats
François Legault dit ne pas « haïr » les syndicats, mais soutient qu’il ne peut pas, «comme Mme Marois, baisser les bras et être au service des syndicats». En point de presse, suivant le débat, il refuse d’admettre qu’il ait pu donner cette impression. « Non, ce que je donne, je pense, comme impression, c’est qu’on a le choix, le 4 septembre, entre deux partis - le PLQ et le PQ - qui vont prôner le statu quo, ou un parti qui va travailler pour le mieux-être de l’ensemble des citoyens. »
Le chef caquiste s’était promis d’être calme pour ce deuxième face-à-face et croit avoir plus ou moins réussi, « quoique Mme Marois m’a beaucoup irrité en critiquant notre cadre financier sans même avoir déposé le sien », précise-t-il.
Selon lui, la chef péquiste n’avait « aucune réponse à donner sur le financement de ses engagements et sur l’augmentation de la dette », ce qu’il considère comme étant une lacune importante, car selon lui, les chiffres avancés par Pauline Marois ne balancent pas.
Pour François Legault, la grande nouveauté de ce soir, ce sont les révélations de son ancienne chef sur les référendums d’initiative populaire. « Ce que nous avons appris […], peut-être ce qu’il y a de plus important, ce soir, c’est que si les purs et durs du parti démarrent une pétition, ramassent 15 % de signatures, on va se retrouver en campagne référendaire et Mme Marois ne pourra pas arrêter le référendum sur la souveraineté. » Une position que la chef péquiste a dû défendre et préciser en point de presse dans les minutes suivantes.
De son côté, il a dû également préciser sa pensée sur l’expression « nous précipiter dans le train avec les caribous » qu’il a utilisée pendant le débat. « C’était une image, a-t-il répondu aux journalistes. Les purs et durs, au PQ, on les appelle les caribous. Il y a des gens qui sont là que pour une chose, faire un référendum le plus rapidement. […] Et même si on était certain de perdre un référendum, les caribous peuvent nous amener dans le ravin et ce n’est pas ce qu’il faut au Québec. »
Questionné pour la deuxième journée consécutive sur l’intégrité de Jacques Duchesneau, après qu’un reportage de Radio-Canada ait révélé des irrégularités dans le financement de son ancien parti lorsqu’il était au municipal en 1998, François Legault a nié que son candidat vedette soit devenu une épine dans le pied. « Pas du tout, a-t-il répondu d’emblée. Je pense que c’est sûrement la personne au Québec qui a la meilleure réputation en terme d’intégrité et je pense que c’est confirmé dans tous les sondages. »








