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Souveraineté et fédéralisme: Legault est dans une position intenable, dit Charest

21 août 2012 18h31 | Antoine Robitaille | Québec
Jean Charest a par ailleurs du réagir à l'appel fait par un de ses anciens organisateurs de la région de Québec, Jean-Paul Boily, de voter pour la Coalition avenir Québec.
Photo : La Presse canadienne (photo) Paul Chiasson Jean Charest a par ailleurs du réagir à l'appel fait par un de ses anciens organisateurs de la région de Québec, Jean-Paul Boily, de voter pour la Coalition avenir Québec.

Élections Québec 2012 -
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La position non-souverainiste de François Legault qui ne s'affirme pas pour autant fédéraliste est intenable pour quelqu'un qui aspire à devenir le premier ministre du Québec, a déclaré Jean Charest.

On ne peut rester assis comme ça sur une «clôture», a pesté le chef libéral ce matin, en marge d'une conférence de presse dans Saint-Henri-Sainte-Anne où il annonçait des mesures pour venir en aide aux aînés et à quelques heures d'un face-à-face avec le chef caquiste. M. Charest a dit vouloir que celui-ci se déroule de manière «paisible».

Quand un journaliste lui a fait remarquer que son propre ministre des Finances, Raymond Bachand, avait effectué un cheminement qui s'apparentait à celui du chef caquiste, M. Charest a rétorqué : «Mais M. Bachand est férédaliste.» Le chef libéral a admis que M. Bachand avait «cheminé», puis il a lancé cette question : «Est-ce que M. Legault est fédéraliste? Non. Est-ce que M. Legault est souverainiste, oui.» Il le soupçonne même de changer d'idée sur la tenue d'un référendum. On ne sait jamais, «M. Legault n'est pas fiable», il change d'idée tellement souvent, c'est possible, a soutenu M. Charest. Martelant le fait que son adversaire caquiste est souverainiste, le chef libéral ne lui demande pas pour autant de faire une profession de foi pour le Canada ni de se dire «Canadien d'abord». «Je lui demande simplement d'avoir la même idée deux jours de suite», a pesté M. Charrest.
 
Un organisateur claque la porte

«Je ne veux pas commenter M. Boily. [Il] a sa personnalité. Je peux vous dire que chez nous la campagne est très axée sur les enjeux du 4 septembre et pas sur une ou deux personnes.»
 
Le chef libéral s'est contenté d'avertir une fois de plus que de «voter pour la CAQ, c'était voter pour le PQ» autrement dit, selon lui, avoir un référendum, un gouvernement qui va «se laisser dicter sa ligne de conduite par la rue». Au même instant, un homme qui passait à côté du lieu de la conférence de presse a interrompu le premier ministre en clamant : «À qui la rue? We are the 99 %.» Il a été éconduit par les gardes du corps. Peu après, un citoyen à vélo a lancé un «Charest vendu!»

Le chef libéral a réagi à la nouvelle selon laquelle des pierres tombales de membres de sa famille ont été vandalisées à Sherbrooke. Peiné, M. Charest a déclaré : «Ces choses-là dans la vie, c'est difficile d'expliquer pourquoi des gens ferait des choses pareilles.»

Enfin, M. Charest a annoncé qu'un gouvernement libéral majorerait de 1000 $ le crédit d'impôt remboursable pour les proches aidants. Il favoriserait aussi l'essor des maisons intergénérationnelles en accordant des prêts de 10 000 $.
 
«Incroyable! Je trouve ça dommage que M. Charest s'engage encore dans ces vieux débats, a commenté Gérard Deltell depuis Kirkland. Qu'il prenne le même vieux disque qui fait que ça tourne en rond. S'il y a un référendum, M. Legault a été clair, ce serait non. La coalition est née du désir de mettre de côté ces vieilles chicanes».

Selon M. Deltell, les libéraux sont clairement en mode «panique». «On comprend que les libéraux sont en panique comme c'est pas possible, c'est clair qu'encore une fois ils sortent de vieux épouvantails pour partir une foire entre les fédéralistes et les souverainistes. Nous on dit regardons les priorités du Québec. Ils constatent que plein de gens qui sont de fiers fédéralistes disent que les libéraux, c'est assez, et ils regardent de notre côté.»

Avec Guillaume Bourgault-Côté
 
 
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