Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Le choc de visions totalement différentes

<div>
	«Mme Marois semble déterminée à mettre une épée de Damoclès</div>
<div>
	sur la tête du Québec alors qu’on vit une période d’instabilité économique»</div>
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
«Mme Marois semble déterminée à mettre une épée de Damoclès
sur la tête du Québec alors qu’on vit une période d’instabilité économique»
La joute a été féroce, les arguments contrastés, les protagonistes souvent vindicatifs : Jean Charest estime que le face-à-face de lundi soir a permis de relever des différences fondamentales entre ses propositions et celles de Mme Marois, dont l’élection créerait selon lui une grande incertitude au Québec.

« Je relève que sur le référendum, Mme Marois semble déterminée à mettre une épée de Damoclès sur la tête du Québec alors qu’on vit une période d’instabilité économique », a lancé le chef libéral après le débat d’une heure. « Elle est prête à faire l’économie du droit des étudiants à avoir accès à leur salle de cours. Pour moi, comme premier ministre, c’est inacceptable. »


Si Pauline Marois l’a trouvé « très agressif » durant le débat, Jean Charest estime que la chef péquiste ne l’a « pas fait fâcher plus que d’habitude ». « C’était un face-à-face, évidemment qu’il y a des sujets sur lesquels on a des opinions, des convictions, des avis profondément différents. Ce sont deux visions totalement différentes » qui s’affrontaient, a expliqué M. Charest.


Selon lui, les choix proposés aux Québécois sont ceux de « l’économie et de l’emploi » pour les libéraux, ou la « rue, les référendums, pas de plan en économie et en emplois » pour les péquistes.


Sur le thème de la corruption - segment dans lequel il est apparu très combatif -, M. Charest dit « assumer totalement ses responsabilités ». « Nous les avons assumées en posant des gestes, contrairement au gouvernement péquiste. Là où le PQ avait fermé les yeux, on a bougé dès qu’on a pu le faire. »


« Nous avons été l’objet de toutes sortes d’accusations non fondées, a-t-il répété. C’est malheureux que Mme Marois ait choisi de pratiquer la politique comme ça, parce que toute la classe politique en a subi les conséquences. »


Le premier ministre sortant estime ainsi être « la personne qui en aura fait le plus » dans ce dossier. Et sa part de responsabilité personnelle, c’est « celle du premier ministre qui est jugé pas seulement en fonction des discours, mais aussi des gestes ».


Les allusions au rapport Moisan ou à l’affaire Marton (qui impliquait Tony Accurso et un collecteur de fonds du Parti québécois) visaient d’après M. Charest à « rappeler que Mme Marois savait et n’a pas bougé ». Et lorsqu’un journaliste lui a demandé si la commission Charbonneau avait été mise sur pied simplement sur la base du rapport Moisan (parce que M. Charest n’a reconnu aucun manquement sur des questions de gouvernance dans le débat de lundi), le chef libéral a répliqué que la « commission est parfaitement autonome : elle peut faire ce qu’elle veut ». Mais « c’est un problème qui existait avant qu’on soit au gouvernement », a-t-il toutefois ajouté.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel