Charest multiplie les attaques envers Pauline Marois
Le premier ministre se pose en champion de l’économie et de l’emploi
Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a une nouvelle fois, en point de presse dimanche soir, opposé « économie » et « emploi », dont il se pose en champion à un référendum évoqué par la chef du Parti québécois, Pauline Marois, durant le débat des chefs.
Appelé à « évaluer sa performance » lors d’un débat le forçant à quelques reprises à se replier en défensive, M. Charest a plutôt vanté les qualités de débatteuse de la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David. À ses yeux, c’est elle qui a tiré son « épingle du jeu » dimanche soir. « Je pense que Mme David a été très claire dans ses propos. […] Elle a donné une performance qui rend service, dans la mesure où les Québécois savent plus clairement grâce à ses interventions ce que Mme Marois défend et ce qu’elle défend [sur la question nationale] », a-t-il affirmé, non sans ignorer que l’électorat de la formation politique de gauche est très majoritairement souverainiste.
Jean Charest a par la suite multiplié les attaques en direction de la chef péquiste. « Les gens savent bien que nous, c’est l’économie, c’est l’emploi, que ça va être un gouvernement qui se tient debout, qui ne cédera pas devant la rue comme Mme Marois l’a fait », a-t-il notamment dit.
D’autre part, le chef du PLQ s’est refusé à condamner l’ancien ministre de la Famille, Tony Tomassi, sous le coup d’accusations de fraude et d’abus de confiance, puisqu’il aurait présumément utilisé une carte de crédit appartenant à l’agence de sécurité BCIA à des fins personnelles. « Mon ancien ministre de la Famille a quitté le gouvernement dès l’instant où j’ai appris qu’il y avait un problème de compte de dépenses », a-t-il déclaré, précisant du même souffle que l’ancien député de Lafontaine n’a jamais été mêlé dans « l’histoire sur les services de garde » évoquée durant le débat.
Jean Charest a également réitéré son invitation à lire le rapport de la commission d’enquête présidée par Jean Moisan, soulignant que « par l’entremise de dons ou d’achat de billets par ses employés, Groupaction a versé des contributions au Parti québécois, à hauteur de 96 400 $. Le [PQ] connaissait cette situation et il fermait les yeux » lors du point de presse. « De toute évidence, ce qu’elle [Pauline Marois] a dit durant le débat était faux », a fait valoir M. Charest.
« À partir d’aujourd’hui, le choix est encore plus clair qu’il était », a conclu le premier ministre sortant assurant que l’équipe libérale ne dérogera pas à son « plan de match ».








