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Le MAL réagit aux annonces en culture

15 août 2012 | Frédérique Doyon | Québec

Le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) réagit aux maigres annonces en matière de culture pendant cette campagne électorale. Sans les dénigrer, il souhaite que les chefs se mouillent davantage.


« Les arts à l’école et dans les loisirs ou l’exportation [de la culture] sont des projets importants, mais est-ce là toute la vision des partis en matière de culture ? On s’attend à plus », écrit le porte-parole Stanley Péan dans un texte envoyé mardi aux médias, en réaction aux deux seules sorties publiques des chefs François Legault, de la Coalition avenir Québec, et Pauline Marois, du Parti québécois, sur le thème de la culture.


Lundi, Mme Marois a promis un crédit d’impôt pour les activités culturelles des jeunes advenant l’élection d’un gouvernement péquiste. Les familles dont le revenu annuel est de moins de 130 000 $ se feraient rembourser les frais d’inscription aux activités artistiques de leurs enfants âgés de 5 à 16 ans jusqu’à concurrence de 500 $.


Premier candidat à se mouiller culturellement il y a 10 jours, François Legault promettait d’investir 100 millions de dollars pour soutenir les sorties culturelles scolaires et l’exportation des produits culturels québécois.


Le MAL rejoint les réflexions d’autres acteurs culturels cités mardi par Le Devoir comme les présidents de l’Union des artistes et de Culture Montréal, qui réclament un débat élargi.


Mais surtout, l’organisme qui défend les intérêts des artistes et travailleurs culturels regrette que le financement du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) demeure absent du débat.


« Ce qui nous touche, c’est que le CALQ n’est pas mentionné dans ces annonces-là », précise au bout du fil l’autre porte-parole du MAL, Bastien Gilbert.

 

Coeur créatif


Dans son texte, M. Péan en profite d’ailleurs pour réitérer l’attente principale du MAL face aux futurs gouvernants : qu’ils renforcent le « coeur créatif », c’est-à-dire les artistes qui donnent corps à cette culture, en rattrapant le retard qu’accuse le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), après 10 ans de relative stagnation. Ce coeur créatif constitue le « maillon faible » du financement du secteur culturel, écrit-il en citant une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.


Et il cite d’autres enjeux qui mériteraient d’être abordés, comme l’accès aux études supérieures dans le contexte de l’économie créative et la position des partis sur la question des droits d’auteur à l’ère numérique.

 
 
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